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01/12/2017 05:08 EST

Macédoine: levée de l'immunité de six députés impliqués dans des violences

Le Parlement macédonien a décidé vendredi de lever l'immunité de six députés de l'opposition de droite (VMRO-DPMNE) soupçonnés par la justice d'avoir été impliqués dans des violences survenues à l'assemblée nationale en avril.

La justice macédonienne enquête sur des événements survenus le 27 avril lorsque'une centaine de nationalistes proches du parti de droite du VMRO-DPMNE avaient fait irruption au Parlement, frappant plusieurs élus, dont le leader social-démocrate (SDSM) Zoran Zaev qui avait été photographié la tête en sang et qui est aujourd'hui au pouvoir.

Selon les médias locaux, les six députés sont soupçonnés d'avoir "provoqué" ces incidents.

La décision du Parlement a été prise en l'absence des élus du VMRO-DPMNE qui l'ont dénoncé, affirmant dans un communiqué qu'elle "ne s'appuie pas sur des arguments et des faits, mais sur une volonté de revanche politique".

Leur immunité levée, la justice peut désormais ordonner l'arrestation de ces élus.

Deux d'entre eux avaient déjà été interpellés mardi, de concert avec plusieurs dizaines de personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête.

Après des mois de paralysie politique, les manifestants entendaient en avril dernier empêcher la formation d'une coalition menée par Zoran Zaev avec l'appui de la minorité albanaise. Le VMRO-DPMNE de l'ancien Premier ministre Nikola Gruevski accusait ses adversaires de brader la souveraineté et l'unité nationale de la Macédoine.

Pour les sociaux-démocrates, Nikola Gruevski usait de cette excuse pour s'accrocher au pouvoir et éviter des poursuites pour corruption.

Le SDSM accusait les autorités d'avoir laissé volontairement les manifestants entrer dans le Parlement.

Après des mois de paralysie politique, les manifestants entendaient empêcher la formation d'une coalition menée par Zoran Zaev avec l'appui de la minorité albanaise. Le VMRO-DPMNE de l'ancien Premier ministre Nikola Gruevski accusait ses adversaires de brader la souveraineté et l'unité nationale de la Macédoine.

Pour les sociaux-démocrates, Nikola Gruevski usait de cette excuse pour s'accrocher au pouvoir et éviter des poursuites pour corruption.

La Macédoine est majoritairement peuplée de Macédoniens slaves. Les Albanais constituent 20 à 25% de la population. Leurs principaux partis ont accepté de s'allier aux sociaux-démocrates en échange de la promesse de droits accrus, notamment dans l'usage de leur langue.

En mai, neuf personnes avaient été condamnées à des peines de prison avec sursis pour leur participation aux violences du 27 avril. Le mois dernier, un militant nationaliste avait été condamné à quatre ans de prison pour avoir violemment agressé une députée du SDSM ce jour-là.

jmi-mat/ia