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29/11/2017 12:41 EST | Actualisé 29/11/2017 21:22 EST

Les préoccupations de Woods portent sur sa santé, et non sur son score

NASSAU, Bahamas — Un an plus tard, c'est le même scénario.

Jordan Spieth a pris une pause sur le 17e vert afin de jeter un regard sur l'allée du club de golf Albany située de l'autre côté de l'obstacle d'eau où Tiger Woods frappait son coup d'approche en direction du neuvième trou, comme il l'avait fait l'an dernier au Défi mondial Hero.

La curiosité est toujours aussi vive à la suite d'un autre retour à la compétition de Woods, et plusieurs s'interrogent sur son rendement après une aussi longue pause.

La principale différence entre son actuel retour à la compétition — son cinquième depuis qu'il a été opéré pour la première fois au dos au printemps 2014 — et les autres, c'est que les gens s'interrogent davantage sur la durée de celui-ci, plutôt que sur ses scores.

«Il semble plus confiant cette année, à en juger par la façon dont il marche et qu'il parle, a mentionné Spieth mercredi. Avant même d'avoir effectué un premier élan complet, il semblait plus fébrile (que d'habitude) à la Coupe des Présidents, plus excité. Et ça semblait le contrarier qu'il ait à suivre les recommandations des médecins, parce qu'il voulait vraiment être sur le terrain. Ainsi, dès qu'il a reçu le feu vert, j'ai eu l'impression qu'il était affamé. 

«Nous sommes tous très curieux, et c'est normal, de voir comment il se débrouillera cette semaine — et, évidemment, nous espérons que ce n'est que le début.»

Le plus récent volet de son retour à la compétition commencera jeudi contre un groupe de 18 golfeurs qui comprend huit des neuf meilleurs joueurs de la planète. Ce sera la première fois que les coups de Woods seront officiellement calculés depuis sa ronde de 77 à la Classique du désert de Dubaï le 3 février.

Il s'agissait alors de sa septième ronde depuis son retour précédent. Il a abdiqué dès le lendemain, à cause de spasmes au dos, et a dû être opéré pour la quatrième fois en avril afin de fusionner deux vertèbres situées dans le bas de son dos. Par la suite, Woods a souffert de certaines raideurs et il a été limité dans ses mouvements. Mais il assure ne plus ressentir la moindre douleur.

Woods a rappelé les raisons pour lesquelles son retour avait été freiné sec l'an dernier: l'herbe longue à Torrey Pines et le fait qu'il ignorait à quel point l'une de ses vertèbres était endommagée. Il a précisé que la décélération de son élan lorsqu'il frappait un coup de l'herbe longue avait contribué à aggraver la blessure.

C'est la raison pour laquelle l'emphase est mise sur sa santé. Il semble être prêt pour un véritable retour, ou du moins pour les années qui lui restent à se mesurer à l'élite de son sport. Et c'est le tournoi idéal pour le retour de Woods.

Il n'y a pas de seuil de qualifications. Woods pourra donc disputer quatre rondes. La curiosité est certes là. Mais pas la pression.

«Ce sera une semaine de routine pour Tiger, comme pour tous les autres golfeurs par rapport à une semaine habituelle — contrairement à monsieur et madame Tout-le-monde, ce parcours n'est pas impitoyable, a dit Spieth. Mais je crois que ces tournois de fin d'année sont une bonne façon, selon moi, d'évaluer la progression d'un golfeur en prévision de la prochaine campagne.»

Et ça, c'est particulièrement vrai pour Woods.