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29/11/2017 04:01 EST

La question cruciale des fonctionnaires cause des crispations à Gaza

Des dizaines de fonctionnaires palestiniens inactifs depuis des années ont été empêchés de reprendre leur poste dans divers ministères de Gaza mercredi, peu avant la passation de pouvoirs attendue entre Hamas et Autorité palestinienne, ont indiqué un syndicat et des témoins.

Le mouvement islamiste Hamas est censé rétrocéder d'ici à vendredi à l'Autorité palestinienne internationalement reconnue les pouvoirs dans la bande de Gaza qu'il gouverne sans partage. Ce transfert est le résultat d'un accord de réconciliation aux enjeux humains et politiques potentiellement importants.

A l'approche de l'échéance de vendredi, le scepticisme demeure répandu quant aux chances de réussite de cette entreprise, après maintes tentatives avortées de rapprochement. La question des fonctionnaires s'annonce comme l'un des principaux écueils.

Le Hamas a évincé l'Autorité de la bande de Gaza par la force en 2007. Il a mis en place sa propre administration, recrutant des dizaines de milliers de fonctionnaires. Les dizaines de milliers de fonctionnaires employés jusqu'alors par l'Autorité ont continué à être payés par cette dernière, tout en restant chez eux dans leur grande majorité.

L'Autorité a appelé mardi tous ses employés à reprendre leur ancien poste. Le Hamas a dénoncé une "violation" des accords conclus.

Le syndicat de la fonction publique dépendant du Hamas a indiqué mercredi avoir donné pour instruction à ses délégués de bloquer les employés de l'Autorité qui se représenteraient à leur travail. Dans un communiqué, Il a fustigé l'aspect "désordonné" de ce retour, destiné à "causer de gros problèmes".

Des dizaines d'employés de l'Autorité se sont retrouvés bloqués aux entrées des ministères des Finances, de la Santé ou de l'Education, ont dit des témoins à l'AFP.

Le syndicat a assuré qu'il persisterait jusqu'à ce que la question des fonctionnaires du Hamas soit réglée.

Les signataires de l'accord de réconciliation conclu le 12 octobre se sont donné jusqu'à février pour résoudre le problème. Ils n'ont pas dit depuis comment ils comptaient s'y prendre, ne fournissant aucune indication par exemple sur une intégration ou non des fonctionnaires du Hamas dans l'administration de l'Autorité.

Le sujet est éminemment sensible, les fonctionnaires faisant vivre beaucoup de monde dans un territoire dont l'économie est à genoux, avec plus de 40% de la population active au chômage et un taux de pauvreté approchant 40%.

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