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29/11/2017 10:02 EST

En tournée régionale, Theresa May effectue une visite surprise en Irak

La Première ministre britannique Theresa May a effectué mercredi une visite surprise à Bagdad, où elle a rencontré son homologue irakien Haider al-Abadi, a annoncé à l'AFP un responsable irakien.

"M. Abadi a reçu Mme May et la délégation qui l'accompagne", a affirmé Haidar Hamada, chef du bureau de presse du Premier ministre.

Il a indiqué que Theresa May "avait réitéré son soutien à l'unité de l'Irak", dans une référence manifeste au récent référendum d'autodétermination au Kurdistan irakien.

"La Grande-Bretagne a confirmé son grand soutien à l'Irak et son admiration pour les victoires irakiennes et le grand courage dans la lutte contre Daech" (un acronyme arabe du groupe Etat islamique), a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne fait partie de la coalition internationale antijihadistes menée par les États-Unis. Les forces irakiennes ont chassé l'EI de la quasi-totalité des territoires que l'organisation ultraradicale avait conquis trois ans plus tôt.

Lors d'une brève conférence de presse, Mme May, dont c'était la première visite en Irak depuis qu'elle occupe les fonctions de Premier ministre, a indiqué que son pays continuerait à soutenir et former les forces de sécurité irakiennes.

"Nous allons continuer à soutenir l'entrainement des forces de sécurité et investir de nouveau 10 millions de livres sterling (11 millions d'euros) durant les trois prochaines années pour renforcer les capacités irakienne en matière d'antiterrorisme", a-t-elle promis.

Par ailleurs, les dirigeants britannique et irakien "ont discuté des efforts pour rétablir la stabilité et la coopération économique en respectant l'unité de l'Irak et sa Constitution", selon le chef du bureau de presse du Premier ministre.

M. Abadi a "encouragé les hommes d'affaires (britanniques) à investir en Irak et à contribuer à la reconstruction du pays".

Mme May a également appelé Bagdad et Erbil à poursuivre les négociations et le dialogue, alors que les relations sont au plus bas entre l'Etat fédéral et la région kurde après le référendum d'indépendance du 25 septembre.

Dans un entretien à la BBC à Bagdad, Mme May qui effectue un tournée au Moyen-Orient, a affirmé être "très préoccupée par la crise humanitaire qui frappe le Yemen".

"C'est pourquoi le message fort que je vais faire passer ce soir en Arabie Saoudite, c'est que nous voulons que le port de Hodeida soit ouvert aux opérations humanitaires et commerciales. C'est très important".

L'Arabie saoudite est à la tête d'une coalition arabe intervenant militairement au Yémen aux côtés des forces gouvernementales du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre des rebelles, les Houthis, alliés à des partisans de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh.

La coalition conduite par Ryad avait imposé un blocus complet aux zones contrôlées par les rebelles au Yémen avant de laisser de l'aide atterrir à Sanaa et arriver dans un port du pays.

L'ONU avait estimé lundi que la coalition sous commandement saoudien au Yémen devait aller plus loin après "l'allégement du blocus" annoncé la semaine dernière et qu'elle devait autoriser plus de navires à accoster au port de Hodeida, aux mains des rebelles.

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