NOUVELLES
28/11/2017 11:11 EST

Syrie: les négociations de Genève seule base pour une solution sans Assad (USA)

Les pourparlers de paix en Syrie qui ont repris mardi à Genève sous l'égide de l'ONU sont la "seule base" pour une solution sans Bachar al-Assad, a déclaré mardi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

Alors que le groupe jihadiste Etat islamique est en train d'être chassé de "ses dernières poches en Syrie", "l'attention internationale se tourne vers une résolution de la guerre civile syrienne", a-t-il dit lors d'un discours à Washington.

Il a une nouvelle fois plaidé la cause du processus de Genève, instauré par la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU 2254, au moment où la Russie, soutien du régime de Damas, multiplie d'autres initiatives diplomatiques à la recherche d'une solution politique.

"Ce processus est la seule base possible pour la reconstruction du pays et la mise en oeuvre d'une solution politique qui ne laisse aucun rôle au régime Assad ou à sa famille dans le gouvernement syrien", a affirmé Rex Tillerson. Il s'est dit convaincu que le processus de paix "est sur le point d'emprunter le bon chemin".

L'ONU a commencé mardi son nouveau cycle de discussions à Genève avec l'opposition syrienne, mais la délégation du régime de Damas a retardé sa venue à mercredi. Il conteste notamment des déclarations de l'opposition réclamant une nouvelle fois le départ du président Bachar al-Assad.

Le sort de ce dernier a longtemps été le principal obstacle à toute vraie négociation de paix.

Les Etats-Unis, comme la France, ont toutefois récemment cessé de faire de son départ un préalable à toute discussion.

Washington affirment toujours que Bachar al-Assad ne peut faire partie d'une solution à long terme. Mais les Américains pensent, selon un haut responsable du département d'Etat, que la tenue d'élections libres et démocratiques organisées par l'ONU, avec la participation de "quatre à cinq milions de Syriens qui ont été déplacés hors de Syrie" par le conflit, permettra d'aboutir à ce changement.

"Si la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU est mise en oeuvre correctement, les Syriens vont à mon avis décider qu'ils veulent d'autres dirigeants", estime ce responsable.

Selon Rex Tillerson, les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, ont récemment rapproché leur vision du processus de paix syrien, lors de leur brève entrevue en Asie. "La Russie a confirmé qu'ils voient les choses comme nous" quant à l'importance du processus de Genève, a-t-il affirmé. "Nous allons nous appuyer là-dessus pour aller de l'avant", a-t-il dit.

fff-dc/vog