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28/11/2017 05:30 EST | Actualisé 28/11/2017 18:02 EST

Pourquoi certains jeunes choisissent-ils de mourir?

MONTRÉAL — Trop de parents ont eu un fils ou une fille qui s'est donné la mort. Qui n'a pas un voisin, un collègue, un ami dont l'enfant a choisi de mourir? Tout adulte que nous soyons, on ne comprend pas cette détresse infinie qui les mène tout droit au bout de leur vie. C'est arrivé à Thomas, il y a tout juste deux ans.

Thomas, c'est le fils de l'homme d'affaires Alexandre Taillefer. Passionné comme bien des jeunes de son âge, il passait beaucoup de temps à l'ordinateur. Thomas avait 14 ans. Aujourd'hui, son père, toujours affecté par une peine infinie, voudrait dire aux jeunes et à leurs parents que nul n'est à l'abri du malheur. Il a voulu rencontrer des jeunes, et ces échanges sont chargés d'émotion. Lorsqu'il lit la lettre d'un jeune qui songeait à mourir, mais pas avant d'écrire à ses parents qu'il les aimait, Alexandre Taillefer dira au jeune homme que le seul message de Thomas trouvé sur un post-it se résume à trois lettres: «Bye». Le mardi 5 décembre, 21h.

L'importance du sujet est tel que Radio-Canada mobilise différentes plateformes dans le but d'atteindre le plus de gens possible. Donc, on y sera aussi en direct sur la page Facebook, et en simultané à Ici Radio-Canada Première. À 22h, Catherine Perrin animera une table ronde avec des experts en la matière. Sur Radio-Canada.ca/Bye, des experts en cyberdépendance proposent un questionnaire. On y trouve également un quiz portant sur la cyberdépendance et la santé mentale chez les jeunes, une liste des ressources d'aide, de même que le documentaire en rattrapage. Tel-Jeunes: 1-800-263-2266 - Texto: 514-600-1002.

Québec: champion en maltraitance d'animaux

Vraiment pas de quoi être fier! De toutes les provinces au Canada, le Québec se démarque en ce qui a trait au traitement des animaux. Le documentaire «Faut en parler / Nos animaux de la honte» comporte quantité d'images cruelles et difficiles à supporter.

Les intervenants en ont long à raconter: une dame rapporte son chien parce qu'il n'allait pas avec les couleurs de la maison; des chiens dont le collier s'est incrusté dans la peau parce qu'ils ont toujours été attachés; un homme rapporte son chien épuisé parce qu'il l'a attaché à l'extérieur de l'auto pour l'amener au refuge sans salir sa voiture, sans parler des euthanasies de chiens et de chats en santé parce que «les vacances sont finies, on ne peut plus s'en occuper». Un employé dira: «À chaque euthanasie, je perds une partie de mon âme.» Et il y a aussi les images d'usines à chiots où on use les reproductrices au-delà de l'imaginable. Il s'agit tout de même d'êtres vivants sensibles, selon la loi sur le bien-être animal proclamée en décembre 2015.

Seulement 1 pour cent des plaintes donnent lieu à des poursuites et de ce 1 pour cent, seulement le tiers reçoit un jugement de culpabilité. Au Québec, les cas de cruauté ne manquent pas (dénonciation: 1-844-6289 ou 1-ANI-MAUX). Fort heureusement, il existe le French Connection qui se charge de transférer des chiens à Toronto. En quatre ans, on leur a livré 2000 animaux voués à la mort et qui ont tous été sauvés de l'euthanasie. À RDI, le mercredi 6 décembre, 20h.

Les enfants mal pris

Captées sur le vif, des scènes vécues par des enfants, des parents et des travailleurs sociaux montrent combien il est difficile d'interagir au sein d'une famille aux prises avec de multiples problèmes dont la toxicomanie, le manque de moyens, l'incapacité à assumer le bien-être d'un enfant, la maltraitance, toute réalité mettant la vie des petits en danger. Des discussions s'enflamment rapidement parce que les parents n'acceptent pas que la DPJ s'immisce dans leur vie, ce qui a pour effet d'établir un climat survolté dont l'enfant est souvent conscient. À Canal D, le jeudi 7 décembre, 22h.

Pour les quatre prochaines semaines, le caméraman-plongeur Mario Cyr, accompagné de ses amis, scientifiques et artistes aventuriers, propose une incursion dans le monde sous-marin. Fort de ses 12 000 plongées effectuées sur tous les continents, il souhaite partager ses connaissances et les images accumulées au cours des années. Ce samedi, 19h, à Radio-Canada, Mylène Paquette, Marc Hervieux et Guylaine Tremblay se joignent à lui et à France Beaudoin, l'animatrice.

On présente une reconstitution du drame véridique d'Alain Marécaux, un huissier de justice et père de famille qui a été faussement accusé d'agressions sexuelles sur des enfants. À partir de ce moment, ce fut une véritable descente aux enfers pour lui et sa famille. Sa femme l'a abandonné et le lien avec ses enfants a été rompu. Il a toujours proclamé son innocence au point d'entamer une grève de la faim. «Présumé coupable», avec Philippe Torreton, Wladimir Yordanoff et Noémie Lvosvsky. On précise que ce film est déconseillé aux jeunes enfants. Ce dimanche, 21h, à Télé-Québec.

À RADIO-CANADA: Quelle chorale des six écoles secondaires en compétition sera proclamée chorale «Crescendo 2017»? Elles en débattront en trois événements musicaux d'envergure, sous l'égide et les enseignements de Gregory Charles, dès le mardi 5 décembre, 20h.

À TVA: Alain Choquette, Paul Daraîche, Franck Dubosc, Denis Lévesque, Jean-François Mercier et quelques autres se prêtent à «L'Expérience Messmer 2», animée par Gino Chouinard, ce dimanche, 19h. Le jeudi 7 décembre, 9h59, on retrouve «Jean-Pierre Ferland en concert à la Basilique Ste-Anne-de-Beaupré», chantant ses grands succès accompagné de cinq musiciens et des membres de l'Ensemble vocal Arc-en-Sons.

À TÉLÉ-QUÉBEC: En Arabie saoudite, les femmes ont le statut de mineures, elles n'ont pratiquement aucune liberté. Pour sortir, elles doivent être accompagnées d'un homme, mari, père, frère, fils de 12 ans et plus. Elles sont 15 millions à se soumettre à la loi des hommes, mais travaillent à revendiquer des droits. Deux réalisateurs observent les progrès qu'elles accomplissent. «Point doc / Arabie saoudite, lever le voile», le mercredi 6 décembre, 20h.

À TV5: Il a joué auprès des plus grands et pourtant, Lino Ventura avait plutôt choisi le métier de «catcheur». Mais on a eu besoin d'un type de son calibre, et son authenticité a séduit les réalisateurs. «Un jour, un destin / Lino Ventura — Les combats d'une vie» raconte son histoire depuis son arrivée en France, avec sa mère, à l'âge de 7 ans, jusqu'à la dernière réunion avec ses «potes», la veille de son décès, à 68 ans, emporté par une crise cardiaque. Le mardi 5 décembre, 20h.

À RDI: Trois journalistes retrouvent les premiers réfugiés arrivés l'an dernier pour constater où ils en sont rendus dans leur nouvelle vie. Ont-ils trouvé du travail et qu'en est-il de l'apprentissage du français? «Le marathon de l'intégration», le jeudi 7 décembre, 20h.