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28/11/2017 04:40 EST

La Syrie a accepté un cessez-le-feu dans la Ghouta orientale (ONU)

La Syrie a accepté de mettre en place un cessez-le-feu dans la Ghouta orientale, région rebelle proche de Damas où un accord de "désescalade" avait déjà été instauré, a rapporté mardi l'envoyé spécial de l'ONU, Staffan de Mistura.

"Je viens d'être informé par les Russes que lors de la réunion du P5", qui a rassemblé mardi à Genève des représentants des membres permanents du Conseil de sécurité, "la Russie a proposé - et le gouvernement a accepté - un cessez-le-feu dans la Ghouta orientale", a déclaré le diplomate aux médias, à l'issue d'une rencontre avec la délégation de l'opposition syrienne.

Assiégée depuis 2013 par le régime de Bachar al-Assad, la Ghouta orientale fait partie des quatre zones de "désescalade" mises en place cette année dans certaines régions du pays en vue d'instaurer une trêve.

Malgré cela, le régime a intensifié depuis la mi-novembre ses frappes contre cette région, où quelque 400.000 habitants subissent déjà de graves pénuries de nourriture et de médicaments.

Le 9 novembre, l'ONU avait demandé l'évacuation de 400 malades, dont 29 étaient alors en danger de mort, de la Ghouta orientale.

Depuis, "il n'y a pas eu d'évacuation", a expliqué mardi aux médias à Genève un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke.

"Les déplacements entre les villes (dans la Ghouta orientale, ndlr) sont extrêmement limités en raison de la situation sécuritaire de ces dernières semaines, ce qui cause des souffrances supplémentaires à la population civile qui est déjà confrontée à une rapide détérioration des conditions humanitaires en raison d'une pénurie alimentaire, de médicaments et d'autres fournitures de base", a-t-il dit.

Malgré l'insécurité, le Programme alimentaire mondial (PAM) est parvenu à distribuer une aide alimentaire à plus de 110.000 personnes dans la Ghouta orientale depuis septembre.

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