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18/11/2017 23:32 EST

"Mesures disciplinaires" après des "incidents" à l'Otan ayant offensé Erdogan

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a personnellement informé le président turc Recep Tayyip Erdogan que des "mesures disciplinaires" avaient été prises contre une personne l'ayant présenté comme un "ennemi" lors d'un exercice de l'Alliance en Norvège.

Lors d'une conversation téléphonique samedi avec l'homme fort de Turquie, M. Stoltenberg a "réitéré ses excuses pour les incidents qui ont eu lieu lors d'un exercice de l'Otan plus tôt cette semaine", a indiqué un responsable de l'Alliance dans un communiqué parvenu dimanche à l'AFP.

M. Stoltenberg a annoncé à M. Erdogan "que des mesures disciplinaires ont été prises contre l'individu en question et que des procédures sont mises en place pour éviter tout incident de ce type à l'avenir", a ajouté ce responsable.

Le patron de l'Otan avait déjà présenté vendredi des excuses à la Turquie, deuxième armée de l'Alliance après celle des Etats-Unis, pour "l'offense causée" par ces "incidents" après que M. Erdogan eut ordonné le retrait des soldats turcs de cet exercice.

Il avait alors blâmé les "actions d'un individu et (qui) ne reflètent pas les opinions de l'Otan", et souligné qu'il n'émanait pas des rangs de l'Alliance, mais avait été embauché par l'armée norvégienne.

Le ministre norvégien de la Défense, Frank Bakke-Jensen, avait également indiqué qu'il "regrettait l'incident".

Selon l'agence de presse étatique turque Anadolu, l'ire d'Ankara a en fait été causée par deux événements survenus lors d'exercices destinés à tester la structure de commandement de l'Otan, s'appuyant sur des simulations sur ordinateur, qui se sont achevés vendredi.

D'une part, un portrait d'Atatürk aurait figuré dans un document de présentation des "dirigeants ennemis". D'autre part, dans le cadre d'une discussion virtuelle faisant partie des simulations, un compte au nom de M. Erdogan, présenté comme un dirigeant "collaborant étroitement avec l'ennemi", aurait été créé.

Les exercices en cause n'impliquaient aucun déploiement de troupes.

Ces "incidents" surviennent sur fond de vives tensions entre Ankara et certains de ses partenaires clés au sein de l'Otan, comme Washington et Berlin, et de rapprochement entre la Turquie et la Russie.

axr/sba