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19/11/2017 09:50 EST

France: un policier en instance de séparation tue 3 personnes et se suicide

Un policier français de 31 ans en instance de séparation a tué samedi soir près de Paris trois personnes avec son arme de service et blessé grièvement sa petite amie avant de se suicider.

Arnaud Martin, gardien de la paix à Paris apprécié de sa hiérarchie, s'est rendu samedi soir après son service à Sarcelles, au nord de la capitale.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il y a retrouvé sa petite amie qui l'attendait pour discuter de leur séparation dans sa voiture, à proximité du pavillon de ses parents. La discussion s'est envenimée, le fonctionnaire a sorti son arme et l'a blessée grièvement au visage.

L'état de la jeune femme est stabilisé et son pronostic vital n'était plus engagé dimanche en fin d'après-midi, a précisé le parquet.

Arnaud Martin a ensuite abattu deux personnes qui avaient tenté d'intervenir: d'abord un homme âgé de 30 ans, qui écoutait de la musique dans sa voiture et "venait voir ce qui se passait", puis un autre passant de 44 ans qui "était sorti acheter des cigarettes.

Le gardien de la paix s'est alors rendu chez les parents de sa petite amie, a tué le père de famille et blessé grièvement la mère au thorax, tandis que la soeur de la jeune femme a reçu une balle dans le fémur.

Le policier, qui a également abattu le chien de la famille, a été "retrouvé mort d'une balle dans la tête, son arme à la main, au fond du jardin", selon le parquet.

La police judiciaire devra notamment s'attacher à savoir si le policier avait prémédité son geste et menacé sa petite amie dans les jours précédant les faits. A ce stade, "il n'y a aucun élément de cet ordre", a confié à l'AFP une source proche de l'enquête.

"C'est quelqu'un qui, à un moment donné, déraille totalement. Comme il est armé, il peut tirer. C'est le drame de la police", a commenté le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur les radios Franceinfo et France Inter.

Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les policiers avaient obtenu le droit de garder leur arme de service en permanence. Malgré ce drame, ce droit sera maintenu, a annoncé le ministre de l'Intérieur.

Ce drame intervient dans un contexte de recrudescence des suicides dans les rangs des forces de l'ordre: depuis le début de l'année, plus de 45 policiers et 16 gendarmes se sont donné la mort, selon les données du ministère de l'Intérieur.

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