NOUVELLES
18/11/2017 08:04 EST

La venue de Hariri à Paris apaise les tensions, selon l'Élysée

La venue du Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri à Paris contribue à "apaiser les tensions" au Proche-Orient, où la France va continuer à agir en ce sens, a estimé samedi la présidence frnçaise.

Le président Emmanuel Macron "continuera à prendre toutes les initiatives nécessaires pour la stabilité du Liban", a précisé l'Élysée à l'issue de la réception de M. Hariri, quelques heures après l'arrivée de ce dernier en France en provenance d'Arabie saoudite. "Nous contribuons à apaiser les tensions dans la région", a ajouté la présidence.

L'Élysée n'a pas voulu indiquer si le Premier ministre libanais avait ou non confirmé à M. Macron sa démission, comme il l'avait annoncé le 4 novembre à Ryad. "Il a indiqué qu'il se rendait dans les prochains jours à Beyrouth" et "il n'est pas anormal qu'il réserve ses annonces" à son pays.

Paris envisage de réunir le groupe international de soutien au Liban à Paris "en fonction de l'évolution de la situation". Aucune date n'a encore été fixée. "L'objectif est que le Liban puisse conserver sa stabilité et de le protéger des crises régionales", notamment des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, les deux rivaux.

"Nous parlons très librement avec l'Iran" de ces tensions, a indiqué l'Élysée, en précisant qu'il n'y avait "pas d'interruption" de ces contacts, bien que Téhéran ait dénoncé, à deux reprises en 24 heures la position de la France.

"Il faut rester serein" et Paris "ne remet pas en cause" le "principe d'un dialogue ferme et exigeant" avec l'Iran, a affirmé l'Élysée, en précisant qu'un prochain voyage du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à Téhéran était toujours envisagé.

L'Élysée a par ailleurs indiqué que le fait que deux des enfants du couple Hariri soient restés à Ryad ne constituait pas "un motif d'inquiétude" : "Ils les ont laissés parce qu'ils l'ont jugé désirable". M. Hariri s'est rendu à l'Élysée avec son épouse et leur fils aîné.

La présidence a en outre indiqué "suivre de près" le problème de l'indemnisation des quelque 250 employés français de Saudi Oger, le groupe de BTP contrôlé par M. Hariri. Les Saoudiens "se sont engagés à payer le reste des indemnités" qui n'ont pas encore été versées, a-t-elle indiqué. Ces employés réclament près de 20 millions d'euros d'impayés.

jri/chr/jg/mct