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18/11/2017 13:11 EST

Grand Prix/Grenoble - A trois mois des JO-2018, avantage Papadakis/Cizeron

A moins de trois mois des JO-2018, avantage Papadakis/Cizeron dans le duel à distance qu'ils se livrent avec leurs rivaux canadiens : les danseurs sur glace français ont placé la barre encore plus haut en cumulant deux nouveaux records de points, samedi à Grenoble (France).

A domicile, pour la cinquième et avant-dernière étape du Grand Prix, Gabriella Papadakis (22 ans) et Guillaume Cizeron (23 ans) ont assommé la concurrence avec un total record de 201,98 points, au bout d'un programme libre patiné au son de la Sonate au clair de lune de Beethoven récompensé lui aussi par une note record : 120,58 points.

"On a fait très fort à toutes les compétitions qu'on a fait pour l'instant", se félicite Papadakis.

En France, mieux encore qu'en Chine il y a deux semaines, où les doubles champions du monde (2015 et 2016) et triples champions d'Europe en titre étaient pourtant devenus les premiers à franchir la barre des 200 points (200,43).

Mieux surtout que les deux sorties en Grand Prix, au Canada (199,86) et au Japon (198,64), de Tessa Virtue et Scott Moir, leurs rivaux N.1 pour l'or olympique, qui les ont dépossédés de la couronne mondiale l'hiver dernier. A la précaution près que les scores des partenaires d'entraînement à Montréal soient comparables d'une compétition à une autre.

- 'Impact psychologique' -

"L'écart se creuse à distance. Il y a quand même un impact psychologique, sur Gabriella et Guillaume, peut-être sur Tessa et Scott, et puis sur les juges", estime l'entraîneur du tandem français, Romain Haguenauer.

"Ils sont vice-champions du monde en titre, donc ils n'étaient pas favoris en début de saison, et là, ils se sont clairement remis largement à niveau dans la course à l'or olympique. C'est très important", souligne-t-il.

Interrogé sur le signal fort envoyé à Virtue et Moir, Cizeron préfère réorienter la perspective : "On n'essaie pas d'envoyer un message en particulier. On se bat pour être meilleur chaque jour, à chaque compétition, pour progresser. Là, les efforts fournis ont payé."

"Sur les quatre compétitions auxquelles ils ont participé, c'est à chaque fois de mieux en mieux, de plus en plus solide, sans erreur", confirme Haguenauer.

"Ca nous donne beaucoup de confiance", résume Papadakis.

Reste une inconnue : comment les danseurs français vont gérer la confrontation directe avec les Canadiens ?

C'est dans cette configuration que leur suprématie s'était fissurée l'hiver dernier à l'occasion du retour à la compétition de Virtue et Moir, après deux ans de pause. Leurs trois compétitions communes avaient tourné en faveur des champions olympiques 2010 et vice-champions olympiques 2014.

- Fernandez et Uno chutent -

Pour en juger, rendez-vous est pris dans trois semaines en finale du Grand Prix, à Nagoya (Japon), pour leur seul face-à-face avant les Jeux de Pyeongchang (9-25 février, Corée du Sud).

Dans la catégorie messieurs, Javier Fernandez comme le Japonais Shoma Uno, vice-champion du monde 2017, ont chuté deux fois. Ce qui a permis à l'Espagnol quintuple champion d'Europe en titre de conserver une partie de l'avance héritée de son programme court très réussi. Malade et décevant sixième en Chine, Fernandez se console avec ce succès (283,71 contre 273,32 pour Uno).

En ouverture, la toute jeune Russe Alina Zagitova a prouvé qu'elle grandissait à vitesse grand V. A 15 ans seulement, la championne du monde juniors en titre s'est offert sa deuxième victoire en autant de Grand Prix disputés (213,80) grâce à un programme libre de haute tenue (151,34).

Ce qu'elle a accueilli sans euphorie. "Je n'étais pas satisfaite de mon programme court (elle avait terminé cinquième, ndlr). Aujourd'hui (samedi), j'ai fait de mon mieux et je le suis. Le plus important pour moi, c'est de patiner des programmes propres et de progresser", a-t-elle déclaré.

La Russie a engrangé une autre victoire, en couples, avec les champions d'Europe en titre Evgenia Tarasova et Vladimir Morozov (218,20).

es/ama