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16/11/2017 01:54 EST

Le voyage attendu de Hariri en France, le "début d'une solution" (président)

Le voyage attendu en France du Premier ministre démissionnaire libanais Saad Hariri est le "début d'une solution" à la crise née de l'annonce à Ryad de sa démission choc, a estimé jeudi le président libanais Michel Aoun.

La France cherche à trouver une issue à la crise et son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé jeudi depuis Ryad que M. Hariri allait se rendre en France après avoir accepté une invitation du président Emmanuel Macron, mais sans préciser de date.

Après avoir accusé mercredi l'Arabie saoudite de retenir sur son sol M. Hariri contre son gré depuis sa démission le 4 novembre, M. Aoun a "espéré une fin à la crise", dans des tweets sur le compte de la présidence libanaise.

"L'acceptation par M. Hariri de l'invitation à se rendre en France est le début d'une solution", a-t-il ajouté, confirmant ainsi le prochain voyage du dirigeant libanais à Paris.

"J'attendrai le retour du Premier ministre Hariri de Paris pour décider des prochaines mesures concernant le gouvernement", a poursuivi M. Aoun.

Le 4 novembre et à la surprise générale, M. Hariri, qui a également la nationalité saoudienne, a annoncé depuis Ryad sa démission en accusant l'Iran et son allié libanais, le Hezbollah, de "mainmise" sur le Liban, et en disant craindre pour sa vie.

Après près de deux semaines d'informations contradictoires notamment sur la liberté de mouvement de ce "protégé" de l'Arabie saoudite, M. Aoun a affirmé mercredi que le Liban le considérait "en captivité et détenu" à Ryad.

Jeudi, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a réfuté ces accusations en affirmant que "M. Hariri est ici de sa propre volonté et il peut partir quand il veut".

Un proche collaborateur du dirigeant démissionnaire, Okab Sakr, a affirmé mercredi soir à la chaîne libanaise MTV que M. Hariri "allait quitter (Ryad) dans les 48 heures pour la France avec sa famille", et qu'il reviendrait au Liban à une date non précisée.

La démission de M. Hariri, annoncée en plus de l'étranger, a pris de court la classe politique libanaise et fait craindre une escalade des tensions entre les rivaux saoudien et iranien dans la région.

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