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15/11/2017 11:50 EST

USA: l'armée fautive elle aussi de ne pas informer le FBI des condamnations

L'armée de Terre est elle aussi fautive de ne pas informer le FBI des condamnations de ses militaires, ce qui fait que d'anciens combattants criminels ont pu acheter des armes, a reconnu mercredi un haut responsable du Pentagone.

La règle actuelle qui prévoit l'inscription des militaires condamnés sur les registres du FBI, ce qui les empêche théoriquement d'acheter des armes, n'est pas appliquée dans 10 à 20% des cas, a indiqué le général Mark Milley, chef d'état-major de l'armée de Terre américaine, au cours d'un point de presse au Pentagone.

L'ex-caporal de l'armée de l'Air Devin Patrick Kelley, qui a tué 26 personnes à l'arme automatique dans une église du Texas début novembre, avait été jugé dans une cour martiale en 2012 pour violences contre son épouse et l'enfant de cette dernière et condamné à 12 mois de détention. Cette condamnation n'avait pas été signalée au FBI par l'US Air Force et il avait pu acheter une arme légalement.

"Ce n'est pas un problème limité à l'US Air Force, c'est un problème qui touche tous les services et nous avons des trous dans les transferts d'information sur les actes criminels" de militaires, a-t-il précisé.

Quelque 150 soldats sont chassés de l'armée de Terre chaque année, a précisé le général Milley. "Nous devons nous assurer que chacun de ces dossiers est transmis aux autorités civiles."

Une directive du Pentagone ordonne au personnel du ministère de la Défense de communiquer au FBI toute condamnation par une cour martiale pour son inclusion dans les registres du Centre national d'information criminelle (NCIC).

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