NOUVELLES
15/11/2017 10:06 EST

Trafic d'armes à l'échelle "européenne" en France: quatre personnes écrouées

Quatre hommes arrêtés dans le sud-ouest de la France ont été inculpés et placés en détention provisoire mardi dans le cadre d'une enquête pour trafic d'armes et association de malfaiteurs entre l'Allemagne, l'Autriche et la France, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

L'enquête, en cours depuis deux ans et menée par trois pays européens et Europol, a permis l'arrestation de six hommes d'origine turque vendredi dernier à Toulouse et dans son agglomération. Quatre d'entre eux, âgés de 30 à 50 ans, ont été présentés devant le juge d'instruction et mis en examen (inculpés) pour "acquisition, détention, cession illégales en bande organisée d'armes et munitions", a-t-on précisé de source proche de l'enquête.

Le démantèlement de ce "trafic d'ampleur européenne", qui impliquait essentiellement la communauté turque, a permis l'interpellation de onze personnes au total, quasi-simultanément, dans la région toulousaine, en Allemagne et en Autriche, selon cette source.

A Toulouse, où l'enquête a démarré "de manière incidente" en 2016 avec l'interpellation de l'auteur d'une tentative d'homicide, les investigations menées par la gendarmerie ont permis d'établir que l'arme incriminée venait d'Allemagne, près de Stuttgart.

Les policiers allemands, travaillant en coopération avec leurs homologues français, ont découvert l'origine autrichiene de ces armes de poing de type Glock et Sig Sauer, a ajouté cette même source proche de l'enquête.

Au cours d'une opération "combinée" entre les trois polices européennes, une quarantaine d'armes de guerre ont été saisies côté autrichien, où trois personnes ont été interpellées, et une dizaine côté allemand, où deux autres individus ont été arrêtés, selon la même source.

A Toulouse et dans quatre communes voisines, seules des munitions et de l'argent liquide ont été saisis pendant les interpellations effectuées à l'aube vendredi.

La destination finale de ces armes n'a pas été établie avec certitude, ajoute-t-on de même source, mais "des éléments laissent penser que le trafic fonctionnait depuis plusieurs années, avec des transferts réguliers mais "en petites quantités", a-t-on encore précisé.

ale-chv/mw/lpt