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15/11/2017 01:38 EST

France : le "tireur parisien" Abdelhakim Dekhar jugé à partir de vendredi

Son périple armé visant des médias français, blessant grièvement un assistant photographe, et le quartier d'affaires de Paris, avait déclenché une traque de cinq jours en novembre 2013 : Abdelhakim Dekhar est jugé à partir de vendredi.

Poursuivi aux assises (jury populaire) pour récidives de tentative d'assassinat et pour enlèvement et séquestration, cet homme de 52 ans, que les médias ont appelé le "tireur parisien", encourt la perpétuité.

Abdelhakim Dekhar, 52 ans, était bien connu des autorités depuis les années 1990. Il avait été condamné à quatre ans de prison en 1998 dans un dossier criminel majeur de l'époque, lié aux milieux de l'ultra-gauche.

Abdelhakim Dekhar n'avait ensuite plus fait parler de lui, s'installant en Grande-Bretagne où il avait construit une nouvelle vie, en couple, avec deux enfants.

Mais quinze ans plus tard, le 15 novembre 2013, vers 7 heures du matin, il pénètre, armé d'un fusil à pompe, dans l'accueil de la chaîne d'informations en continu française BFMTV.

Il pointe son arme vers son rédacteur en chef, et prononce quelques mots : "La prochaine fois, je ne vous raterai pas", selon un agent de sécurité, puis prend la fuite en laissant deux cartouches à terre.

Trois jours plus tard, vers 10H00 du matin, un homme armé du même type de fusil fait irruption dans le hall du journal Libération. Cette fois, il ouvre le feu à deux reprises, blesse grièvement au thorax un assistant photographe, avant de s'échapper.

A 11H35, des tirs retentissent cette fois dans le quartier d'affaires de la Défense, devant la banque Société générale. Trois coups de feu sont tirés et deux salariées disent avoir été visées, mais il n'y a pas de blessé.

Cinq minutes plus tard, le tireur prend brièvement en otage un automobiliste, à qui il demande de le conduire sur les Champs-Elysées.

Commence alors une traque qui prend fin le 20 novembre, lorsque l'homme qui héberge Abdelhakim Dekhar le dénonce : il est retrouvé allongé dans une voiture, à demi-conscient après avoir avalé des médicaments.

Dans une lettre non datée laissée derrière lui, il développe la théorie d'un "complot fasciste", s'en prend au "capitalisme" et aux journalistes "payés pour faire avaler des mensonges".

Le procès est prévu jusqu'au 24 novembre.

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