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L'UE veut que l'Irlande du Nord reste dans l'Union douanière après le Brexit

L'Union européenne souhaite que l'Irlande du Nord puisse rester dans son Union douanière après le Brexit pour empêcher le retour d'une frontière dure avec l'Irlande, ont indiqué vendredi des sources européennes au second jour d'un round de négociations à Bruxelles.

La question de la frontière irlandaise est l'un des sujets prioritaires pour lesquels Londres et l'UE doivent trouver des solutions avant que Bruxelles n'accepte d'ouvrir une seconde phase de tractations, portant sur leurs relations commerciales post-Brexit.

Dans un document interne, l'UE soutient le point de vue de Dublin, qui estime que la province britannique d'Irlande du Nord devrait continuer à appliquer les règles du marché unique européen et de l'Union douanière de l'UE pour éviter le retour de postes-frontières à la frontière avec la République d'Irlande.

Le Royaume-Uni, qui a également affirmé ne pas vouloir de retour aux "postes-frontières du passé", a de son côté plusieurs fois insisté sur sa volonté de quitter le marché unique et l'Union douanière.

Le document interne de l'UE, cité par la télévision publique irlandaise RTE, précise qu'il "semble essentiel que le Royaume-Uni s'engage à assurer que n'émerge pas de divergence réglementaire avec les règles du marché unique et de l'Union douanière".

Le gouvernement irlandais n'a pas souhaité commenter le document européen. "La solution optimale serait que le Royaume-Uni reste dans l'Union douanière et le marché unique. Mais en fin de compte, c'est une décision du Royaume-Uni", a dit un porte-parole.

Le marché unique européen garantit la libre-circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes dans les pays membres de l'UE, avec l'application d'une même réglementation pour les entreprises.

L'Union douanière permet, elle, aux 28 d'appliquer les mêmes règles pour traiter les marchandises importées, exportées ou en transit. Elle implique un système de droits de douanes uniformisé pour l'importation de marchandises depuis les pays tiers et la suppression des droits de douane aux frontières entre pays de l'UE.

Le dossier de la frontière irlandaise est l'un des trois sujets que l'UE a identifié comme prioritaires pour la première phase des négociations en cours. Les deux autres sont l'épineux règlement financier du Brexit et le sort des droits des expatriés européens et britanniques après le divorce.

Les 27 ont rappelé lors du dernier sommet européen en octobre qu'il faudrait des "progrès suffisants" dans ces trois domaines pour qu'ils donnent leur feu vert à des discussions avec Londres sur une période de transition post-Brexit et sur leurs relations commerciales à plus long terme.

De son côté, Londres conteste ce "séquençage" et demande d'ouvrir au plus vite les discussions sur la relation future.

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