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06/11/2017 08:28 EST | Actualisé 06/11/2017 08:43 EST

Évitement fiscal: Lebouthillier refuse de se prononcer sur le cas Bronfman

OTTAWA — La ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, refuse de commenter les allégations d'évitement fiscal qui pèsent sur Stephen Bronfman, le responsable de la collecte de fonds du Parti libéral du Canada (PLC) et ami proche du premier ministre Justin Trudeau.

M. Bronfman et la société d'investissement appartenant à sa famille, Claridge inc., seraient liés à une fiducie dans les îles Caïmans qui se servirait de moyens douteux pour éviter de verser des millions de dollars à l'impôt, selon le Toronto Star et CBC/Radio Canada.

Ces deux médias font partie du Consortium international des journalistes d’investigation qui a obtenu quelque 13,4 millions de documents indiquant comment des personnes riches — dont plus de 3000 Canadiens — s'y prennent pour cacher leur argent dans des comptes à l'étranger pour éviter de payer de l'impôt.

La ministre Lebouithillier, tout comme son collègue à la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, ont refusé de se prononcer sur «un cas particulier».

Dans un communiqué diffusé lundi, M. Bronfman écrit n'avoir «jamais financé ni utilisé de fiducies offshore». Il admet toutefois avoir fait un prêt commercial à la fiducie Kolber il y a plus de 25 ans remboursé en cinq mois et qui était conforme «à toutes les exigences légales, y compris en matière fiscale».

Le député conservateur Alain Rayes a dénoncé l'incohérence du gouvernement Trudeau qui dit s'attaquer «au 1 pour cent des plus riches et aux paradis fiscaux» tout en ciblant les petites et moyennes entreprises avec sa réforme fiscale.

Mme Lebouthillier a fait valoir que la lutte contre l'évasion et l'évitement fiscal constitue une priorité de son gouvernement.

Jean Chrétien se défend

L'ex-premier ministre Jean Chrétien dément les informations contenues dans les documents, désormais appelés Paradise Papers, selon lesquelles il aurait détenu 100 000 options d'achats de Madagascar Oil Limited. Cette société serait enregistrée dans les Bermudes, selon CBC/Radio-Canada.

«Tout reportage qui suggère que j'ai, que j'ai eu ou que j'ai été associé de quelque façon que ce soit avec un compte offshore est faux», a-t-il déclaré dans un court communiqué.

M. Chrétien reconnaît avoir travaillé pour Madasgascar Oil en tant qu'avocat chez Heenan Blaikie. «Je n'ai jamais reçu d'options sur actions et je n'ai jamais eu un compte de banque en dehors du Canada», conclut-il.