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06/11/2017 11:43 EST

Attentat de Manhattan: le président argentin rend hommage à ses compatriotes tués

Fleurs blanches à la main, le président argentin et son épouse ont rendu lundi un vibrant hommage aux cinq Argentins morts dans l'attentat de New York mardi dernier, en compagnie du maire de la ville Bill de Blasio.

"Nous les Argentins, nous avons le culte de l'amitié, et (les cinq victimes) étaient ici pour fêter le 30e anniversaire de la fin de leurs études, 30e anniversaire de vies et de rêves partagés", a déclaré le président, Mauricio Macri, sur la promenade du sud-ouest de Manhattan où un camion-bélier a fauché les cinq Argentins qui descendaient à vélo sur la piste cyclable.

"Malheureusement cinq familles ont été détruites" dans cette "attaque lâche", a déploré M. Macri, en déposant une gerbe de fleurs blanches avec son épouse Juliana Awada.

"Mais cette tragédie doit nous unir plus encore, et réaffirmer notre détermination pour la paix", a ajouté le président, au début d'une visite de trois jours à New York durant laquelle il doit également rencontrer des investisseurs.

"Nous vivons à 8.000 kilomètres les uns des autres, mais nous partageons un sentiment d'union très fort, une connexion profonde en ce moment", a assuré de son côté le maire de New York, qui joue sa réélection mardi.

"Nous partageons la même douleur", a-t-il ajouté.

L'Argentine a payé un tribut particulièrement lourd dans cet attentat au camion-bélier qui a fait huit morts et une dizaine de blessés le jour d'Halloween: sur le groupe de 10 camarades, outre les cinq tués, une personne est toujours hospitalisée. Les quatre autres sont indemnes.

New York est une ville de tolérance et "c'est justement cela que les terroristes veulent attaquer, un lieu où tout le monde se respecte, où toutes les religions sont sur un plan d'égalité", a encore souligné le maire démocrate.

L'auteur de l'attaque a été arrêté par la police immédiatement après la tragédie.

L'enquête a montré qu'il s'agissait d'un immigré ouzbek résidant dans le New Jersey, Sayfullo Saipov, 29 ans, qui a revendiqué après son arrestation son allégeance à l'organisation Etat islamique, affirmant avoir voulu tuer "le plus de monde possible".

Il a été inculpé de deux chefs d'inculpation fédéraux, violence et destruction de véhicules, et soutien à une organisation terroriste étrangère, ce qui l'expose à la prison à perpétuité.

Le président Donald Trump a lui néanmoins prôné la peine de mort. Le gouvernement fédéral pourrait la requérir moyennant une procédure d'exception.

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