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05/11/2017 23:44 EST

Assassinat de Kim Jong-Nam: des suspects nord-coréens nommés

Quatre hommes soupçonnés d'avoir comploté avec deux femmes pour assassiner le demi-frère en disgrâce du dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-Un ont été nommés lundi par la police malaisienne comme des Nord-Coréens ayant fui la Malaisie après le crime.

Leurs noms ont été cités lors d'une audience au procès de l'Indonésienne Siti Aisyah et de la Vietnamienne Thi Huong devant la Haut Cour de Shah Alam, un district proche de l'aéroport situé à la périphérie de Kuala Lumpur, où Kim Jong-Nam avait été agressé le 13 février au VX, un agent neurotoxique, version hautement mortelle du gaz sarin considérée comme une arme de destruction massive.

Les deux femmes avaient été arrêtées peu après le crime. Elles avaient plaidé non coupables à l'ouverture du procès le 2 octobre, affirmant avoir été trompées, croyant participer à une émission de télévision du style "caméra cachée".

L'acte d'accusation indique que quatre autres suspects sont toujours en fuite, mais ne les nomme pas.

Au cours de l'audience lundi, le directeur de l'enquête de police, Azirul Nizam Che Wan Aziz, a déclaré à la cour que les quatre suspects étaient des Nord-Coréens qui avaient fui la Malaisie après le crime.

Les accusées les connaissaient par leur pseudonyme, a-t-il précisé.

Hong Song Hac, 34 ans, était connu comme M. Chang; Ri Ji Hyon, 33 ans, comme M. Y; Ri Jae Nam, 57 ans, comme Hanamor; et O Jong Gil comme James.

Interpol avait émis une notice internationale pour l'arrestation des quatre hommes.

Des images de caméras de surveillance de l'aéroport ont montré les deux femmes s'approchant de Kim par derrière, avant de lui asperger un produit liquide sur le visage. Il avait succombé peu après. Les deux femmes risquent la peine de mort.

Dès le début de l'affaire, la Corée du Sud a accusé le Nord d'avoir orchestré l'assassinat, ce que Pyongyang a toujours démenti. Kim Jong-Nam était un critique du régime nord-coréen et vivait en exil.

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