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29/10/2017 09:11 EDT | Actualisé 29/10/2017 09:20 EDT

Pour Damas, Raqa est encore "une ville occupée"

La ville de Raqa, d'où le groupe Etat islamique (EI) a été chassé par une alliance appuyée par Washington, est encore "occupée" et ne sera "libérée" que lorsque l'armée syrienne y entrera, a déclaré dimanche le ministère syrien des Affaires étrangères.

Les troupes du régime de Bachar al-Assad sont restées à l'écart de l'offensive qui a chassé l'EI de sa "capitale" en Syrie le 17 octobre. La bataille a été menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants dominée par les Kurdes et soutenue par les Etats-Unis.

"La Syrie assure que Raqa est encore une ville occupée et qu'on ne pourra la considérer comme libérée que lorsque l'armée syrienne, qui combat (...) l'EI aux côtés de ses alliés, y entrera", a indiqué une source au ministère citée par l'agence officielle Sana.

"Les allégations des Etats-Unis et de sa soi-disant alliance concernant la libération de la ville de Raqa du groupe terroriste EI sont de purs mensonges", a poursuivi la source.

D'après elle, l'objectif de Washington est de "détourner le regard de la communauté internationale des crimes commis (...) dans la province de Raqa", en référence aux bombardements meurtriers de la coalition internationale dirigée par Washington sur cette région.

Dans la lutte contre l'EI, des offensives distinctes ont été menées par l'armée syrienne appuyée par la Russie d'une part et par les FDS soutenues par Washington de l'autre.

La capture de Raqa est la dernière victoire en date des FDS qui, depuis 2015, ont chassé l'EI de plusieurs régions, s'imposant comme une force incontournable dans la lutte contre l'organisation jihadiste.

En guerre depuis six ans contre rebelles et jihadistes, le régime a pu, à coups de bombardements meurtriers, récupérer plus de la moitié du territoire syrien.

Il concentre actuellement son offensive dans la province pétrolière de Deir Ezzor (est) où une offensive distincte des FDS est également en cours.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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