NOUVELLES
29/10/2017 06:27 EDT | Actualisé 29/10/2017 07:42 EDT

Le Kenya en «grave danger», selon le leader de l'opposition

NAIROBI, Kenya — Le leader de l'opposition kenyane, Raila Odinga, signale que son pays est en «grave danger», quelques jours après la reprise de l'élection présidentielle.

En entrevue avec l'Associated Press, à sa résidence de Nairobi, M. Odinga a qualifié ce deuxième scrutin de simulacre et demandé la tenue d'un autre vote d'ici 90 jours.

Tom Odinga reproche au président sortant, Uhuru Kenyatta, de vouloir «détruire les autres institutions de gouvernance de notre pays», dont la Cour suprême, qui avait annulé le résultat de l'élection du 8 août en raison d'«irrégularités et illégalités». Ce premier vote avait été remporté par M. Kenyatta.

M. Odinga a boycotté sa reprise, car il réclame une réforme électorale. Il s'est dit ouvert à dialoguer avec le camp adverse en vue de tenir des élections libres et démocratiques.

Il estime que la faible participation à l'élection de jeudi dernier démontre son invalidité.  Le vote a même été reporté dans certains bastions de l'opposition où les bureaux de scrutin n'avaient pas pu ouvrir en raison de problèmes de sécurité.

Il a accordé une entrevue à l'Associated Press dimanche, dans la foulée des affrontements meurtriers entre les policiers et ses sympathisants.

Les résultats partiels de ce deuxième vote placent à nouveau M. Kenyatta en tête.

«C'était essentiellement Uhuru contre Uhuru», dénonce Raila Odinga.