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29/10/2017 07:22 EDT | Actualisé 29/10/2017 07:40 EDT

Iran: le Parlement investit les deux derniers ministres de Rohani

Le Parlement iranien a investi dimanche les deux derniers ministres qui n'avaient pas encore obtenu sa confiance, permettant ainsi de compléter le gouvernement formé par le président Hassan Rohani après sa réélection en mai.

Le ministre de l'Energie, Reza Ardekanian, a obtenu 225 voix sur un total de 276, et le ministre de la Science, de la Recherche et de la Technologie (chargé des universités), Mansour Gholami, 180 voix.

Le second mandat de M. Rohani a commencé officiellement fin août et a donné lieu à un remaniement gouvernemental. Le Parlement avait alors approuvé les ministres présentés par M. Rohani, à l'exception des deux portefeuilles pourvus dimanche, pour lesquels le président n'avait présenté à l'époque aucun candidat.

Ces derniers jours, des groupes réformateurs --certaines associations étudiantes notamment-- avaient critiqué le choix de M. Gholami, qui était jusque-là recteur de l'université de Hamedan (centre), critiquant sa gestion à la tête de cet établissement.

Le groupe des réformateurs au Parlement, qui compte une centaine de membres (sur un total de 290 députés), n'a pas réussi à se mettre d'accord sur le nom de M. Gholami, laissant ses membres libres de voter pour ou contre lui.

M. Gholami, qui se veut réformateur, a en revanche été soutenu par les groupes conservateurs.

"Je n'ai fait aucun compromis sur l'université et les étudiants", a déclaré M. Rohani aux députés avant le vote, sans expliquer les raisons du temps pris pour arrêter son choix.

Selon la Constitution, les ministres de la Défense, des Renseignements et des Affaires étrangères sont nommés en coordination avec le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot dans la politique iranienne.

Le bureau de M. Khamenei avait rappelé officiellement cette règle en juillet. Il avait ajouté que le guide suprême s'intéresse de près aux ministères de l'Education, de la Culture, et de la Science, Recherche et Technologie, où toute "déviation risque de nuire à la marche globale du pays vers ses idéaux", assurant toutefois qu'il "n'intervient pas dans le choix des responsables de ces ministères".

Depuis plusieurs semaines, certains responsables et médias réformateurs critiquent ouvertement le président Rohani, élu en 2013 et largement réélu en mai grâce au soutien des réformateurs. Ils lui reprochent d'avoir "oublié" ses promesses électorales et d'avoir opéré un rapprochement avec certains conservateurs autour du président du Parlement, Ali Larijani.

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