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29/10/2017 13:03 EDT | Actualisé 29/10/2017 13:20 EDT

GP des Etats-Unis - Hamilton, as des qualifications

A Austin il y a une semaine, Lewis Hamilton, désormais quadruple champion du monde, avait signé la 72e pole-position de sa carrière, améliorant encore son record. Cette saison, il a dépassé le Brésilien Ayrton Senna et l'Allemand Michael Schumacher, pour devenir le pilote le plus en vue dans cet exercice.

Lors de ce week-end texan, il a également battu un autre record qui appartenait à Schumacher en s'élançant pour la 117e fois de la première ligne.

Cette aisance en qualifications lui confère un avantage crucial alors que cette saison les dépassements entre "Top Teams" en course se sont comptés sur les doigts d'une main.

"Il s'est parfaitement adapté aux monoplaces très élargies introduites en 2017, plus rapides de quatre secondes au tour en moyenne que celles de la saison précédente", explique à l'AFP un ingénieur de Force India.

"Il a bien sûr profité en partie de la domination technique de Mercedes depuis la saison 2014 et l'émergence des V6 hybrides, mais cela n'enlève rien à ses mérites", juge-t-il.

En terme de pourcentage de poles par rapport aux nombres de GP courus (35%), Hamilton est derrière Senna, son idole de jeunesse (40,37%) et son compatriote Jim Clark (45,83%), deux hommes dont la carrière s'est achevée prématurément par un accident mortel.

"C'est un des meilleurs pilotes de l'histoire, et sans aucun doute le meilleur de tous en qualifications", affirme néanmoins Valtteri Bottas.

A armes égales, le Finlandais n'est parvenu à devancer son équipier que quatre fois sur dix-huit cette saison, puisqu'à Monaco, Hamilton avait été victime d'un problème mécanique en Q2.

- Le plus précoce -

Hamilton, qui a décroché onze poles en 2017, dit apprécier particulièrement cet exercice "court et intense".

Selon lui, "il s'agit d'un art précis et délicat".

"J'ai toujours adoré cet aspect du pilotage: il faut sous la pression savoir tirer le meilleur de la voiture et de ses faiblesses", indique le pilote de 32 ans.

"En plus, j'ai eu une voiture intéressante à conduire cette année parce qu'elle n'a jamais été parfaite", souligne-t-il, d'un air amusé.

Décrite comme une diva au comportement capricieux, la W08 s'est en effet signalée sur certains tracés sinueux par un survirage chronique et une difficulté fréquemment constatée à faire monter les gommes à la température souhaitée.

Mais Hamilton a la capacité de faire disparaitre les scories de son bolide le temps d'un tour lancé, grâce notamment à une communication sans faille avec ses ingénieurs.

"C'est comme cela que j'ai commencé ma carrière quand j'étais enfant avec un kart pas vraiment au point", se rappelle-t-il.

Alors qu'il ne brillait pas vraiment sur cet aspect dans les divisions inférieures, il a immédiatement impressionné en qualifications dans la catégorie reine, avec une première pole dès sa sixième course, un résultat plus précoce que n'importe quel autre pilote de F1 dans l'histoire.

Le Britannique a surtout la faculté d'améliorer sa marque dans les toutes dernières secondes de la Q3, et ce quelles que soient les conditions, comme il l'a par exemple démontré début septembre à Monza sous la pluie.

smr/sk