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29/10/2017 04:26 EDT | Actualisé 29/10/2017 04:40 EDT

Bahreïn: cinq détenues cessent leur grève de la faim (ONG)

Cinq militantes emprisonnées à Bahreïn ont cessé une grève de la faim après avoir obtenu la promesse d'une amélioration de leurs conditions de détention, a rapporté dimanche un groupe de défense des droits de l'Homme.

Les cinq femmes, détenues dans la prison d'Issa Town, avaient cessé de s'alimenter pendant six jours pour protester contre de mauvais traitements, selon le Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD).

Elles ont obtenu de pouvoir téléphoner à leurs familles, sans la présence de gardiens, et ne seront plus séparées des visiteurs par des vitres, d'après cette ONG.

L'une des prisonnières, Hajar Mansour Hassan, avait été forcée de suspendre sa grève de la faim après avoir été hospitalisée vendredi pour cause d'hypoglycémie.

Les autres sont Najah al-Sheikh, Amira al-Qashami, Medina Ali et Zainab Marhoon, selon le BIRD.

Dimanche, les autorités bahreïnies ont provisoirement libéré une autre militante, Ebtisam al-Saegh, inculpée pour "terrorisme" et qui avait dénoncé des mauvais traitements infligés aux femmes en détention.

Deux autres militants également poursuivis pour "terrorisme", Radhi al-Qatari et Mohamed al-Shakhoori, ont également été relâchés jusqu'à leur procès, selon le BIRD.

Siège de la Ve flotte américaine, le petit royaume de Bahreïn est secoué par des manifestations ou accrochages sporadiques depuis la répression en 2011 d'un mouvement de contestation animé par la majorité chiite.

Les organisations de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement ce pays du Golfe de vouloir supprimer toute forme d'opposition.

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