NOUVELLES
26/10/2017 03:07 EDT | Actualisé 26/10/2017 03:20 EDT

Un sénateur franco-cambodgien gracié, sur le départ pour la France

Le sénateur franco-cambodgien Hong Sok Hour, condamné fin 2016 à sept ans de prison pour une publication sur Facebook, a été gracié et s'apprête à partir pour la France, a annoncé sa famille jeudi.

"Il met en ordre ses affaires avant de partir pour l'étranger", a expliqué à l'AFP Kun Lom Ang, la femme du sénateur, au lendemain de sa libération. Il doit se rendre en France pour des "raisons médicales" et "voir sa famille", a précisé sa femme, sans fournir de détails sur ses problèmes de santé.

L'ancien sénateur d'opposition a indiqué avoir envoyé une lettre d'excuses au Premier ministre Hun Sen, qui tient le pays d'une main de fer depuis plus de 32 ans.

Cette grâce contraste avec l'ambiance actuelle de répression redoublée contre l'opposition, dont le chef, Kem Sokha, vient d'être emprisonné pour espionnage.

Lui est reprochée la publication d'un document, qualifié de faux par les autorités cambodgiennes, sur la frontière entre le Cambodge et le Vietnam, sujet ultra-sensible auprès des nationalistes cambodgiens.

"C'est un acte de trahison impardonnable", avait déclaré après cette publication le Premier ministre Hun Sen.

Le sénateur avait été condamné pour "falsification de documents publics, utilisation de faux documents et incitation au chaos".

Depuis plusieurs mois, le climat politique s'est fortement durci au Cambodge, à l'approche des législatives de juillet 2018.

Le fondateur du principal parti de l'opposition, Sam Rainsy, est en exil en France pour éviter des poursuites judiciaires. Son successeur à la tête du parti, Kem Sokha, est en prison.

str-dth/tib/pg