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26/10/2017 12:33 EDT | Actualisé 26/10/2017 12:40 EDT

La Pologne "opposée" à la venue du suprémaciste blanc américain Richard Spencer

La Pologne s'est dit "opposé" jeudi à la venue du suprémaciste blanc américain Richard Spencer, invité par des ultra-nationalistes à l'occasion de la Marche de l'Indépendance le 11 novembre.

Dans un communiqué, le ministère polonais des Affaires étrangères exprime "sa ferme opposition à la visite en Pologne de personnes prônant des idées fondées sur le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie", en évoquant des "informations" selon lesquelles M. Spencer doit participer à un séminaire "organisé par le Congrès national-socialiste KNS" à l'occasion de la Marche de l'indépendance.

Le ministère ne dit pas explicitement si Richard Spencer - qui, en tant que citoyen américain, n'a pas besoin de visa - se verra refuser l'entrée en Pologne.

Le ministère des Affaires étrangères n'était pas joignable jeudi soir pour apporter cette précision.

"A nos yeux, les activités controversées de M. Spencer et les idées faisant référence à l'idéologie nazie qu'il propage vont à l'encontre du caractère solennel des cérémonies commémorant la reconquête de l'indépendance par la Pologne", en 1918, indique encore le communiqué.

Le Congrès national-socialiste, un nouveau groupuscule d'extrême droite, a annoncé sur Facebook la venue de M. Spencer comme intervenant à une conférence organisée le 10 novembre et consacrée à "l'Europe du futur".

Richard Spencer, leader d'un mouvement d'extrême droite qui rassemble membres du Ku Klux Klan, néonazis et suprémacistes blancs, a été expulsé de Hongrie vers les Etats-Unis en octobre 2014 après avoir tenté d'organiser une conférence fasciste.

Lundi, l'American Jewish Committee (AJC) qui a ouvert au début de l'année son bureau régional à Varsovie, avait déjà protesté contre sa venue en Pologne et demandé aux autorités de l'empêcher.

La Marche de l'Indépendance, organisée chaque année par des mouvements d'extrême-droite, donne fréquemment lieu à des heurts entre les ultra-nationalistes d'un côté et les milieux de la gauche libérale et la police de l'autre.

mc/via/gde