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26/10/2017 08:00 EDT | Actualisé 26/10/2017 08:20 EDT

La coalition en Irak et Syrie admet 51 victimes civiles de plus

La coalition internationale anti-jihadistes menée par les Etats-Unis en Syrie et en Irak a reconnu vendredi la mort de 51 civils supplémentaires au cours de frappes aériennes, portant le total à "au moins" 786 civils tués en trois ans.

La coalition a précisé dans un communiqué avoir achevé en septembre l'examen de 127 signalements de victimes civiles potentielles, dont 105 ont été jugés non crédibles et six avaient déjà été étudiés.

Mais 16 signalements, portant sur des bombardements compris entre le 17 février et le 20 août 2017, ont été considérés crédibles et font état de 51 victimes civiles.

"A ce jour, sur la base des informations disponibles, (la coalition) estime probable qu'au moins 786 civils ont été involontairement tués par des frappes de la coalition" depuis le début de la campagne contre le groupe Etat islamique (EI) en août 2014, a indiqué le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom) dans son communiqué.

Fin septembre, 519 signalements restaient encore en cours d'examen.

La coalition a mené en trois ans 27.566 frappes contre l'EI, qui ont entraîné 1.266 signalements de victimes civiles potentielles dont seulement 194 ont été jugés crédibles.

Centcom a par ailleurs affirmé que l'opération internationale avait permis de reprendre à ce stade 95% des territoires qui avaient été capturés par les jihadistes, ce qui a "libéré 6,9 millions de Syriens et d'Irakiens".

Le communiqué rappelle que les forces de sécurité irakienne --dont 120.000 membres ont désormais été formés par la coalition-- ont perdu pendant la bataille victorieuse de reprise de Mossoul d'octobre 2016 à juillet 2017 entre 1.200 et 1.500 des leurs tandis qu'environ 8.000 ont été blessés.

Et les forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants kurdes et arabes, ont perdu environ 1.100 soldats dans les affrontements toujours en cours pour chasser les jihadistes de la province de Deir Ezzor et de Raqa, "capitale" de facto de l'EI.

sl/kal