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26/10/2017 08:45 EDT | Actualisé 26/10/2017 09:00 EDT

France: inquiétude des autorités après un incendie chez des gendarmes

Les autorités françaises se sont inquiétées jeudi d'un incendie criminel ayant visé dans la nuit une gendarmerie du sud-est de la France, un mois après un incendie similaire dans le même département.

Quatre voitures particulières de gendarmes et une moto, stationnées devant des logements de fonction, ont été détruits par cet incendie volontaire jeudi vers 03H30, à Meylan. Neuf familles, soit 24 personnes, ont été évacuées, selon une source proche de l'enquête.

Cela aurait pu avoir des conséquences "dramatiques" si le feu s'était propagé au bâtiment d'habitation voisin, au lieu d'en noircir simplement les façades, a relevé le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat lors d'une conférence de presse.

Les militaires et leurs familles étaient "directement visés", a-t-il ajouté en mettant en garde jeudi contre une escalade "inquiétante" si la piste de la mouvance d'extrême gauche se confirmait.

Le magistrat a noté "une unité de temps et de lieu assez troublante" avec un incendie qui a ravagé la caserne du groupement de gendarmerie de la ville de Grenoble, distante de quelque 7 kilomètres de Meylan, le 21 septembre. Il n'a pas pour autant confirmé la piste "anarcho-libertaire", en l'absence de revendication.

L'attaque de Grenoble avait été revendiquée sur le site anarcho-libertaire indymedia.org.

Mais si la piste de la mouvance d'extrême gauche devait être confirmée, elle traduirait un "crescendo inquiétant".

"Si l'attaque contre les personnes a été voulue, on est dans un mouvement qui est sur une pente qui va vers le terrorisme", a estimé le procureur.

Le magistrat n'a pas fermé la porte aux autres pistes comme "la vengeance".

Il a toutefois souligné que les méthodes utilisées était "assez professionnelles": le grillage a été découpé pour s'introduire sur les lieux et un cadenas a été posé sur le portail d'entrée "probablement pour gêner l'entrée des secours".

L'affaire de Meylan s'ajoute à une série d'attaques contre des institutions publiques dans la région revendiquées par la mouvance anarcho-libertaire, traditionnellement très implantée à Grenoble.

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