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26/10/2017 05:20 EDT | Actualisé 26/10/2017 05:40 EDT

Chine : libération d'une militante ayant soutenu les manifestations pour la démocratie à Hong Kong

Une militante chinoise connue pour avoir activement défendu sur internet les droits des femmes et emprisonnée pendant trois ans pour avoir soutenu sur les réseaux sociaux les manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong fin 2014, a été libérée, a annoncé jeudi son avocat.

Su Changlan, une institutrice quadragénaire, avait été arrêtée en octobre 2014 dans la province du Guangdong (sud). Elle venait d'exprimer son fervent soutien à la "révolution des parapluies", un vaste mouvement pour la démocratie alors en cours à Hong Kong, un territoire chinois doté d'une large autonomie.

"Su Changlan est bel et bien rentrée à la maison après sa libération", s'est félicité sur Twitter son avocat Liu Xiaoyuan, avant de confirmer la nouvelle à l'AFP.

M. Liu avait précédemment déclaré que sa cliente avait été maintenue en prison illégalement, faute de jugement, avant qu'elle ne soit officiellement condamnée en mars 2017 pour "incitation à la subversion".

L'emprisonnement de Mme Su avait suscité de vives réactions des organisations internationales de défense des droits de l'homme, sur fond d'important durcissement des autorités chinoises à l'encontre de la société civile, des avocats, des dissidents et des blogueurs critiques du pouvoir.

L'ONG Amnesty International s'est alarmée, dans un communiqué diffusé jeudi, de la détérioration de l'état de santé de Su Changlan en prison.

"C'est un soulagement qu'elle n'ait pas à passer une autre nuit en prison, mais jamais elle n'aurait dû être privée de sa liberté", a réagi Roseann Rife, une chercheuse d'Amnesty, appelant les autorités à s'assurer qu'elle soit "correctement soignée".

Mme Su n'a pu être jointe par l'AFP, et son avocat M. Liu a dit ne pas avoir d'informations précises sur son état de santé.

A l'automne 2014 à Hong Kong, des manifestants emmenés par des mouvements étudiants avaient bloqué des quartiers centraux de Hong-Kong pour exiger l'organisation d'élections au suffrage universel intégral dans cette ex-colonie britannique. Le pouvoir à Pékin proposait quant à lui de présélectionner les candidats.

Amnesty International avait fait état à l'époque de plusieurs dizaines de militants interpellés ou interrogés en Chine continentale pour avoir soutenu le mouvement.

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