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26/10/2017 03:25 EDT | Actualisé 26/10/2017 03:40 EDT

Bahreïn: la dissolution du mouvement libéral Waad confirmée

La Cour de cassation de Bahreïn a confirmé la dissolution de l'Action nationale démocratique (Waad), mouvement de l'opposition libérale, a annoncé jeudi le ministère de la Justice de ce petit pays du Golfe secoué par des violences sporadiques.

Le mouvement Waad avait été dissous en première instance le 31 mai pour soutien au "terrorisme" et justification d'actes de violences dans ce royaume à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Waad avait été créé par Ibrahim Chérif, un opposant laïque sunnite qui avait été condamné et avait purgé une peine de prison pour "incitation à la haine contre le régime".

Dans ses attendus, la Cour de cassation de Bahreïn a notamment accusé Waad d'avoir qualifié de "martyrs" les auteurs d'une attaque contre les forces de l'ordre et d'avoir été solidaire du principal mouvement d'opposition chiite, Al-Wefaq, dissous en 2016 et dont le chef, Cheikh Ali Salmane, est emprisonné depuis 2014.

Bahreïn est accusé par des organisations internationales de défense des drois de l'Homme d'avoir muselé tous les groupes d'opposition et d'avoir emprisonné des dizaines de dissidents chiites.

Siège de la Ve flotte américaine, le royaume est secoué par des manifestations ou accrochages sporadiques depuis la répression en 2011 d'un mouvement de contestation animé par la majorité chiite dans la foulée du Printemps arabe.

Les chiites réclament une véritable monarchie constitutionnelle et estiment être discriminés par la dynastie sunnite au pouvoir, ce que nient les autorités qui accusent l'Iran chiite "d'actes de déstabilisation".

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