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23/10/2017 01:29 EDT | Actualisé 23/10/2017 01:40 EDT

Téhéran vante son influence au Moyen-Orient

L'influence de l'Iran au Proche et au Moyen-Orient n'a jamais été aussi forte, a déclaré lundi le président iranien Hassan Rohani, tout en mettant en garde contre les risques que font peser sur le pays les dissensions politiques internes.

"L'importance de la nation iranienne dans la région est plus forte qu'à toute autre période", a déclaré M. Rohani dans un discours à Téhéran retransmis par la télévision d'État.

"En Irak, en Syrie, au Liban, en Afrique du Nord, dans la région du golfe Persique, où peut-on mener une action décisive sans tenir compte du point de vue iranien?", a ajouté le président.

M. Rohani a tenu ces propos alors que le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a entamé dimanche dans le Golfe une tournée diplomatique destinée, selon ce dernier, à contrecarrer l'influence de l'Iran, que Washington accuse d'être un facteur d'instabilité régionale.

M. Tillerson a notamment exigé que "tous les combattants étrangers en Irak", en particulier ceux des "milices iraniennes" rentrent chez eux "maintenant que le combat contre" le groupe État islamique (EI) "touche à sa fin".

M. Rohani n'a pas répondu spécifiquement à ces propos, dans lesquels son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a vu sur Twitter la preuve d'une "politique étrangère américaine honteuse, dictée par les pétrodollars".

Le président iranien a d'autre part mis en garde contre les dissensions entre dirigeants de la République islamique.

"Nous ne devons pas penser que nuire à une partie du système politique renforcera une autre branche, non : c'est tout le système de gouvernement qui s'effondrera alors", a-t-il affirmé.

Conservateur modéré, M. Rohani a été réélu en mai pour un mandat de quatre ans sur la promesse de revigorer la croissance économique grâce à la levée des sanctions économiques internationales obtenue par l'accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 entre Téhéran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie).

Cet accord, par lequel l'Iran a accepté de brider son programme nucléaire afin de garantir qu'il ne cherche pas à obtenir l'arme atomique, fait de nouveau l'objet de vives critiques de la part du clan ultraconservateur depuis que le président américain Donald Trump a menacé le 13 octobre d'en retirer son pays et qu'il a plaidé pour de nouvelles sanctions des États-Unis pour contrer l'influence iranienne en Syrie et en Irak, où Téhéran soutient la lutte des autorités locales contre EI.

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