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23/10/2017 12:00 EDT | Actualisé 23/10/2017 12:20 EDT

Le pétrole soutenu par les incertitudes en Irak et le schiste américain

Le pétrole coté à New York a terminé en légère hausse lundi, influencé par la poursuite des troubles politiques en Irak et la baisse du nombre de puits de pétrole actifs aux Etats-Unis.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a gagné 6 cents pour clôturer à 51,90 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

"On note quelques facteurs de soutien aux prix, en premier lieu la poursuite des perturbations sur le pétrole irakien depuis une semaine et le nombre de puits de pétrole actifs aux Etats-Unis une nouvelle fois en baisse", a commenté Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

L'incertitude demeure sur la situation politique dans le nord de l'Irak, les forces irakiennes s'étant déployées dans la région de Kirkouk revendiquée par les kurdes indépendantistes et ayant mis la main sur les puits de pétrole dans la zone.

"La nouveauté est la poursuite de cette incertitude. Le marché la pensait sans impact à l'origine mais elle dure désormais depuis une semaine", a estimé M. Lipow.

L'analyste évalue les perturbations du conflit sur les exportations via l'oléoduc reliant Kirkouk au port de Ceyhan en Turquie à 250.000 barils par jour. Avant l'éclatement du conflit, ce port exportait 550.000 barils par jour selon lui.

Pour compenser la baisse de production enregistrée dans la province de Kirkouk, le ministre du Pétrole Jabbar al-Louaibi a affirmé que l'Irak avait accru depuis samedi de 200.000 barils par jour sa production dans le sud du pays.

Par ailleurs, la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis montrait des signes de faiblesse après la publication des statistiques hebdomadaires de l'entreprise Baker Hughes vendredi, évoquant une baisse du nombre de puits actifs pour la troisième semaine de suite.

"Désormais les producteurs de pétrole de schiste se focalisent davantage sur la rentabilité que sur les volumes", a analysé M. Lipow.

"Cela signifie qu'ils vont réduire leur production jusqu'à ce qu'ils commencent à gagner de l'argent", a poursuivi Phil Flynn de Price Futures Group.

Cependant, "le département de l'Energie estime qu'il faut environ quatre mois pour que la tendance des prix se répercute sur les activités de forage. Si ce calcul est juste, on peut s'attendre à une hausse considérable du forage dans les prochains mois", tempèrent les analystes de Commerzbank.

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