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23/10/2017 08:20 EDT | Actualisé 23/10/2017 08:40 EDT

De nombreuses exécutions de masse menées par l'EI

L'exécution de plus de 110 civils par le groupe Etat islamique (EI) dans une ville du centre de la Syrie s'ajoute à la très longue liste de massacres revendiqués ou attribués à l'organisation jihadiste.

Lundi, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a accusé l'EI d'avoir exécuté au moins 116 civils "durant les 20 jours où il a contrôlé al-Qaryatayne".

Le groupe jihadiste, qui subit depuis des mois revers après revers en Syrie et en Irak, et vient d'être chassé par une alliance de combattants kurdes et arabes de Raqa, sa "capitale" de facto en Syrie, a mené les pires exactions dans les territoires qui étaient sous son contrôle. Il a mené des exécutions de masse et procédé à des décapitations et autres atrocités.

- Syrie -

Les 27 et 28 août 2014, les jihadistes exécutent plus de 160 soldats après la prise de la base aérienne de Tabqa, dans la province de Raqa (nord).

Le 17 décembre 2014, les corps de 230 personnes exécutées par l'EI sont découverts par leurs proches dans une fosse commune dans la province de Deir Ezzor (est). Il s'agit de membres de la tribu sunnite des Chaïtat qui s'était soulevée contre l'EI. Au total, plus de 900 membres de cette tribu ont péri, selon l'OSDH.

Le 25 mai 2015, l'Observatoire accuse l'EI d'avoir exécuté en neuf jours au moins 217 personnes, dont 67 civils y compris des enfants, dans une partie de la province de Homs qui inclut Palmyre.

Du 25 au 27 juin 2015, les jihadistes tuent plus de 200 civils, dont des femmes et des enfants, dans la ville de Kobané (nord), avant d'être repoussés par des forces kurdes.

- Irak -

En juin 2014, des hommes armés appartenant ou liés au groupe extrémiste enlèvent des centaines de jeunes recrues, essentiellement chiites, rassemblées dans le camp militaire de Speicher, à la limite nord de Tikrit (nord). Ils les exécutent un par un, selon des images de propagande diffusées par l'EI. Selon les estimations, ce massacre aurait fait jusqu'à 1.700 morts.

De fin octobre à début novembre 2014, les jihadistes exécutent en dix jours plus de 200 membres de la tribu sunnite d'Albounimer, qui lui est hostile, dans la province d'Al-Anbar (ouest).

Le 19 mars 2015, un rapport de l'ONU estime que les attaques de l'EI contre la minorité kurdophone yazidie "pourraient constituer un génocide". L'EI a fait subir à cette communauté des traitements particulièrement cruels, exécutant des hommes et réduisant des femmes à l'état d'esclaves sexuelles.

Le rapport mentionne aussi de nombreux autres crimes: en juin, environ 600 hommes détenus dans la prison de Badouch, principalement des chiites, sont emmenés dans des camions jusqu'à un ravin, où ils sont abattus par des combattants de l'EI.

Le 4 août 2017, des responsables font état de la découverte d'un nouveau charnier renfermant les corps de 40 hommes "exécutées par l'EI en 2015 lorsque le groupe a pris le contrôle de Ramadi".

Les forces irakiennes ont découvert des dizaines de fosses communes avec plusieurs centaines de corps au cours de leurs opérations militaires.

- Libye -

En février 2015, l'EI diffuse des vidéos montrant la décapitation d'hommes présentés comme 21 chrétiens coptes, majoritairement Egyptiens, kidnappés en Libye. En avril, une nouvelle vidéo montre l'exécution d'au moins 28 hommes, présentés comme des Ethiopiens, par des jihadistes en Libye.

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