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23/10/2017 12:16 EDT | Actualisé 23/10/2017 12:24 EDT

ALÉNA: le sursis annoncé permettra au Québec de faire valoir ses arguments

QUÉBEC — La prolongation annoncée des négociations autour du futur de l'ALÉNA est une bonne nouvelle, a commenté lundi le négociateur en chef pour le Québec, l'ex-ministre Raymond Bachand.

Ces mois supplémentaires, au moins jusqu'au début de 2018, permettront notamment aux chefs d'entreprises québécoises de se déplacer et d'aller à la rencontre des Américains pour leur dire qu'ils ont tout intérêt à renégocier un accord de libre-échange avec les Canadiens, a-t-il fait valoir lors d'une mêlée de presse.

Comme une vingtaine d'autres personnalités du monde économique, politique, patronal et syndical, autour du premier ministre Philippe Couillard, M. Bachand participait à une nouvelle rencontre sous forme de table ronde visant à faire le point sur les relations commerciales entre le Québec et les États-Unis.

La rencontre largement à huis clos se tenait au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

«Cela fait des mois que je dis aux entreprises: il faut aller sur le terrain», aux États-Unis, a commenté M. Bachand, avant la rencontre.

«Le temps peut jouer en notre faveur», a renchéri la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, qui participait elle aussi à cette réunion.

Car «le report des négociations, c'est aussi un gage de réalisme par rapport à la capacité de toutes les équipes de négocier une bonne entente avec les États-Unis», selon elle, surtout dans le contexte où on a constaté que les demandes des Américains étaient «assez extrêmes», comme le fait de réclamer récemment l'abolition du système de gestion de l'offre, qui protège le marché des oeufs, de la volaille et du lait.

Au Québec, «on est capables de relever des défis économiques», a commenté de son côté le premier ministre Couillard dans ses remarques d'ouverture.

Il a noté que depuis janvier 2017, plus de 20 missions économiques avaient été menées par le gouvernement du Québec aux États-Unis.