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23/10/2017 13:08 EDT | Actualisé 23/10/2017 13:20 EDT

Accord de l'UE sur une réforme du travail détaché (Commission européenne)

Les ministres du Travail de l'UE ont trouvé lundi soir un accord sur une réforme de la directive du travail détaché, un dossier crucial pour Paris qui a dû lâcher du lest notamment face aux pays d'Europe centrale et orientale.

"Je voulais vous faire part de mes félicitations pour l'accord obtenu. Nous sommes parvenus à un accord équilibré", a déclaré la Commissaire aux Affaires sociales, Marianne Thyssen, à la fin d'une réunion marathon des 28 ministres du Travail à Luxembourg.

Parmi les ministres qui se sont opposés à cet accord: la Pologne, la Hongrie, la Lettonie et la Lituanie.

Trois se sont abstenus: le Royaume-Uni, l'Irlande et la Croatie.

Le reste des ministres s'est montré favorable au texte, a précisé l'Estonie, qui assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.

Après plus de 11 heures de discussions, les ministres du Travail de l'Union se sont accordés sur la durée du détachement: 12 mois maximum -- ce qu'avait réclamé la France --, mais avec un gros bémol puisque elle peut être rallongée de 6 mois à la demande de l'entreprise.

La France a dû aussi reculer sur le secteur du transport routier, un point particulièrement délicat, car les pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, Républiques tchèque et slovaque), mais aussi l'Espagne et le Portugal, s'inquiétaient des conséquences négatives de la réforme sur leurs chauffeurs.

Selon l'accord conclu tard lundi soir, il est désormais prévu de continuer à appliquer aux chauffeurs routiers l'ancienne directive du travail détaché de 1996 (et non la nouvelle révisée), jusqu'à ce qu'entre en application une autre réforme d'une directive européenne consacrée spécifiquement au transport routier qui stipule les règles pour ce secteur.

clp/agr/fjb