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22/10/2017 07:23 EDT | Actualisé 22/10/2017 08:07 EDT

Malgré un fort appui populaire, les organismes communautaires manquent d'air

MONTRÉAL — Nombreux sont les Québécois qui s'accordent pour dire que les divers organismes oeuvrant au sein de leur communauté auraient besoin de voir leurs coffres être regarnis.

C'est l'un des constats principaux se dégageant d'un sondage réalisé pour le compte du Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) dont les résultats ont été dévoilés dimanche et dont la marge d'erreur est de 5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Pas moins de 84 pour cent des 1132 répondants, qui ont été questionnés par la firme L'Observateur du 28 septembre au 4 octobre, ont affirmé être favorables à ce que ces organismes «soient financés adéquatement».

Ce résultat n'est guère étonnant puisque la plupart des personnes interrogées ont reconnu sans hésiter que ces organismes exercent diverses fonctions de premier plan.

En effet, 83 pour cent d'entre elles ont répondu que ces organisations constituent des lieux d'appartenance servant à «briser l'isolement».

En outre, 82 pour cent des gens consultés ont mentionné qu'elles contribuent à améliorer les conditions de vie de la population alors que les trois quarts d'entre eux ont fait valoir qu'elles sont étroitement associées à la protection des droits.

En raison des différents rôles joués par les organismes, il est grand temps de leur offrir une aide digne de ce nom, selon la coordonnatrice du RQ-ACA, Caroline Toupin.

Elle a qualifié sans ambages leur situation financière de «critique» et elle a lancé un vibrant cri d'alarme en espérant sans doute être entendue jusqu'à Québec.

«Il est urgent que le gouvernement s'engage en soutenant adéquatement [le] travail» des organismes, a-t-elle martelé.

D'ailleurs, pour s'assurer que ce message se rende jusqu'aux oreilles des membres de la classe politique, une délégation du Réseau québécois de l'action communautaire autonome sera dépêchée à l'Assemblée nationale, mercredi prochain, pour y rencontrer les élus.

Elle réclamera des engagements financiers fermes à la place des investissements ponctuels ainsi qu'un nouveau plan global pour la province en matière d'action communautaire.

«Ça prend de l'argent, mais ça prend aussi une vision gouvernementale cohérente», a conclu la présidente du RQ-ACA, Claudelle Cyr.