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17/10/2017 06:41 EDT | Actualisé 17/10/2017 07:00 EDT

Brexit: "il faut être deux" pour accélérer les négociations, dit l'UE

Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, Michel Barnier, a répété mardi qu'il était prêt à intensifier les tractations avec Londres, mais "pour accélérer, il faut être deux", a-t-il insisté en arrivant à une réunion à Luxembourg.

M. Barnier a rappelé qu'il avait déjà indiqué être prêt à accélérer les négociations sur les conditions du divorce avec le Royaume-Uni "il y a trois semaines, un mois", mais a souligné que son partenaire britannique devait l'être aussi.

Londres fait pression sur l'UE pour passer à la phase suivante des négociations et commencer à discuter de la future relation commerciale entre les deux partenaires.

Mais l'UE martèle que cela ne se fera pas tant que des "progrès suffisants" n'auront pas été enregistrés sur les trois dossiers jugés prioritaires: les droits des citoyens expatriés, les conséquences du Brexit pour l'Irlande et le règlement financier des engagements pris par le Royaume-Uni en tant que pays membre.

Les dirigeants européens se retrouvent jeudi et vendredi pour un sommet à Bruxelles au cours duquel ils feront le bilan des cinq premières sessions de négociations.

"Je suis prêt à accélérer, à intensifier le rythme des négociations, mais pour réussir cela il faut mettre les choses dans le bon ordre, une étape après l'autre", a encore affirmé Michel Barnier avant de rencontrer des ministres des 27 pays de l'UE (hors Royaume-Uni) à Luxembourg. "Le temps passe très vite", a-t-il mis en garde.

Lors d'un dîner lundi, la Première ministre britannique Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ont convenu "d'accélérer les efforts" pour trouver un accord sur le Brexit.

Le secrétaire d'Etat finlandais aux Affaires étrangères Samuli Virtanen, également présent à la réunion luxembourgeoise, a estimé que les difficultés venaient du côté britannique.

"Quand on lit la presse britannique parfois, il est très difficile de comprendre ce que le Royaume-Uni veut vraiment de ces négociations", a-t-il observé.

Dans une lettre ouverte au président du Conseil Européen Donald Tusk publiée mardi, BusinessEurope, l'association du patronat européen, s'est dit "extrêmement préoccupée par le rythme ralenti des négociations".

L'organisation appelle également le gouvernement britannique à "fournir rapidement des propositions concrètes" sur les trois points prioritaires.

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