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10/10/2017 05:02 EDT | Actualisé 10/10/2017 05:20 EDT

Zone euro: le FMI rehausse ses prévisions de croissance pour 2017 et 2018

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2017 et 2018, en raison notamment de la reprise du commerce mondial et de la baisse de l'incertitude politique.

Le FMI s'attend dans ses prévisions semestrielles à une croissance de 2,1% en 2017 (+0,2 point par rapport à la dernière prévision de juillet) et de 1,9% en 2018 (+0,2 par rapport à juillet).

Ces hausses reflètent "une accélération des exportations dans le contexte plus large d'une reprise du commerce mondial" ainsi qu'une demande intérieure solide, "soutenue par des conditions financières accommodantes" et une "diminution du risque politique", détaille le FMI.

Dans ses précédentes prévisions, l'institution se montrait notamment préoccupée par l'issue alors incertaine des échéances électorales que vient de traverser la zone euro en 2017, avec des élections législatives en Allemagne et aux Pays-Bas, ainsi qu'une élection présidentielle en France.

Le FMI reste cependant prudent sur les perspectives de croissance à moyen terme, car il estime que l'activité peut être freinée par "une faible productivité, une démographie défavorable, ainsi que le poids de la dette privée et publique dans certains pays".

L'inflation encore faible pourrait aussi peser sur la croissance, s'inquiète-t-il.

Dans le détail, le FMI révise à la hausse ses prévisions de croissance pour l'Allemagne (2,0% en 2017 et 1,8% en 2018), la France (1,6% en 2017 et 1,9% en 2018), l'Italie (1,5% en 2017 et 1,1% en 2018) et l'Espagne (3,1% en 2017 et 2,5% en 2018).

L'incertitude politique liée aux négociations du Brexit semble par ailleurs moins peser sur Bruxelles que sur Londres, selon l'institution basée à Washington.

Les prévisions de croissance du Royaume-Uni restent inchangées en 2017 (1,7%) et 2018 (1,5%) par rapport à celles de juillet.

Mais les perspectives britanniques à moyen terme "sont très incertaines et dépendront en partie de la nouvelle relation économique avec l'UE", nuance le FMI.

zap/jhd