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10/10/2017 07:54 EDT | Actualisé 10/10/2017 08:01 EDT

Service d'injection supervisée: les parents prêts à recourir aux tribunaux

MONTRÉAL — Appuyés par la Coalition avenir Québec, des parents s'opposent à l'ouverture du Service d'injection supervisée Spectre de rue parce qu'il est à 200 mètres d'une école primaire. Et l'avocat Julius Grey, au nom de ces parents, se dit prêt à requérir une injonction, s'ils doivent en venir là.

Spectre de rue est l'un des Services d'injection supervisée qui a obtenu son aval du gouvernement fédéral et des autorités de la santé publique. Il est situé dans le centre-est de Montréal, dans le village gai.

Christelle Perrine, présidente du conseil d'établissement de l'école Marguerite-Bourgeoys — l'école primaire située tout près — assure que les parents ne s'opposent pas à l'implantation d'un tel centre pour venir en aide aux toxicomanes usagers de drogues par injection.

Les parents en ont contre le fait que le centre soit situé à 200 mètres de l'école primaire, sur le corridor scolaire et qu'il soit ouvert de jour, donc que les enfants risquent de rencontrer des personnes intoxiquées ou en manque de drogue, qui peuvent donc être agressives.

L'avocat Julius Grey, qui défend la cause des parents, dit espérer encore un accommodement raisonnable. Mais si ce n'est pas le cas, il se dit prêt à requérir une injonction ou un jugement déclaratoire du tribunal contre le centre.