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10/10/2017 19:55 EDT | Actualisé 10/10/2017 20:00 EDT

Scandale Kobe Steel: 6 constructeurs d'automobiles touchés (Nikkei)

Les constructeurs d'automobiles japonais Nissan, Honda et Toyota ont annoncé avoir été destinataires de produits en aluminium dont le sidérurgiste nippon Kobe Steel a reconnu avoir enjolivé les caractéristiques techniques, et trois autres sont dans le même cas, a affirmé mercredi le quotidien japonais Nikkei.

L'action Kobe Steel plongeait de près de 20% mercredi à la mi-journée à la Bourse de Tokyo, après déjà une chute de 22% la veille.

Outre le numéro un nippon du secteur, Toyota, qui a déjà indiqué avoir utilisé de l'aluminium de Kobe Steel dans des véhicules produits dans l'une de ses usines au Japon, Honda et Nissan ont confirmé mercredi à l'AFP être dans le même cas.

"De l'aluminium de Kobe Steel a été utilisé pour des portières et capots de véhicules et nous sommes en train de vérifier l'impact potentiel sachant que la qualité de l'aluminium peut jouer sur la sécurité des piétons" en cas de collision, a expliqué un porte-parole de Nissan.

Honda aussi a utilisé de l'aluminium de Kobe Steel, mais dit "ne pas voir à ce stade de problème critique", a précisé un porte-parole.

Auraient aussi utilisé de l'aluminium incriminé Mitsubishi Motors, Subaru et Mazda.

D'après le Nikkei, tous les groupes concernés ont été invités par le ministère des Transports à procéder rapidement à des vérifications, notamment pour voir si des rappels s'avèrent nécessaires.

"Nous souhaitons que Kobe Steel travaille avec ses clients pour s'assurer de la sécurité des produits finaux", a déclaré de son côté mardi Yasuji Komiyama, directeur de la division des industries métallurgiques au ministère de l'Industrie, exigeant aussi des mesures pour éviter les récidives.

Lors d'une conférence de presse ce week-end, un vice-président de Kobe Steel, Naoto Umehara, a avoué que des données relatives à des produits en aluminium et cuivre avait été falsifiées de façon "systématique" pour améliorer les caractéristiques de certains produits, une pratique qui pourrait remonter à une dizaine d'années et n'a pu se faire, a-t-il dit, sans que des directeurs n'aient été au courant.

Les marchandises dont les caractéristiques ont été trafiquées ont été livrées à quelque 200 entreprises pour de très nombreux produits.

Sont fréquemment citées des pièces fournies par des industriels japonais pour des avions Boeing, des équipements de défense ou des équipements de transport ferroviaire pour les compagnies japonaises.

Cette affaire est la énième d'une série qui touche les entreprises nippones ces derniers temps: les plus retentissantes concernent Olympus puis Toshiba (fasifications de comptes sur plusieurs années), Takata (camouflage de défauts d'airbags ayant entraîné la faillite de l'entreprise) ou encore Nissan qui a été forcé récemment d'annoncer le rappel de 1,2 million de véhicules au Japon parce que les contrôles finaux ont été effectués par des personnes non habilitées.

bur-kap/juf

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