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10/10/2017 14:13 EDT | Actualisé 10/10/2017 14:20 EDT

Mondial-2018 - France: la qualif', sans panache

Les Bleus en Russie! L'équipe de France s'est qualifiée pour sa sixième Coupe du monde d'affilée en finissant première de son groupe grâce à sa victoire mardi contre le Belarus (2-1), sans éteindre le débat sur son jeu.

"J'ai le sentiment du travail qui a été fait. Evidemment, je suis très content pour les joueurs, ils le méritent, l'ensemble de mon staff aussi. On avait un objectif de se qualifier directement, ça n'a pas été simple, mais devoir accompli", a commenté le sélectionneur Didier Deschamps.

Un gros quart d'heure et l'affaire était pliée. Au coup d'envoi, les Bleus étaient leaders de leur groupe, un point devant la Suède. Un avantage conforté à 21h01, quand Robben ouvrait le score du côté des Pays-Bas contre les Scandinaves. Et encore davantage à 21h13 et 21h17, avec les buts de Griezmann et Giroud au Stade de France.

La France s'évite l'angoisse des barrages, une épreuve riche en émotions avant les deux derniers Mondiaux (de la main de Thierry Henry face aux Irlandais en 2009 à l'Ukraine renversée, 0-2 puis 3-0, en 2013).

Elle achève de manière mitigée un parcours... mitigé, jalonné de coups d'éclat (les deux victoires contre les Pays-Bas) et de coups de froid (nul au Belarus, défaite en Suède), outre un épisode piteux (0-0 à domicile face au Luxembourg).

Ce mardi soir, elle a quelque peu relevé son niveau par rapport à la laborieuse victoire en Bulgarie samedi (1-0), mais n'a pas non plus réussi à surclasser une nation 77e au classement Fifa et qui finit dernière de la poule.

"L'objectif est atteint mais on n'a pas maîtrisé comme on aurait dû, à cause de l'adversaire et de notre fait. On n'a pas maîtrisé au cours des matches et dans l'enchaînement des matches. Je ne suis pas borgne ou aveugle, je m'en rends compte", a admis Deschamps.

- Signé Giroud-Griezmann -

Le Belarus a même réussi à réduire le score par Saroka (44e), un but venu du côté de Digne, apparu moins serein que samedi. Et ce même Saroka a incroyablement manqué le cadre à l'issue d'une superbe contre-attaque (64e), outre d'autres frayeurs.

S'ils finissent premiers de leur groupe, les Bleus n'ont pas vraiment fait valoir sur le terrain leur statut de vice-champion d'Europe en titre pendant leur campagne d'éliminatoires.

Didier Deschamps avait annoncé pour mardi "un peu de fraîcheur" dans son onze de départ, par rapport au 4-3-3 de la bataille de Sofia, et est revenu à son 4-4-2 préférentiel en remettant Giroud en selle, aux côtés de Griezmann, tous deux épaulés par Coman et Lemar.

Et "Grizi" et "Oliv" ont répondu présents: le premier a ouvert le score (27e), servi en profondeur par Matuidi (encore décisif après son but à Sofia). Le deuxième, alerté par son complice dans une action un peu similaire, a doublé la mise peu après (33e). Giroud a aussi placé une tête sur la barre (20e).

Certes, les deux ont déjà connu des matches en demi-teinte ensemble, par exemple contre le Luxembourg début septembre, mais leur association, peaufinée depuis l'intronisation de Giroud à la place de Benzema, reste un atout non négligeable. Benzema, justement: Giroud le dépasse désormais au nombre de buts en Bleu (28 contre 27), en moins de sélections (68 contre 81).

Mbappé, relégué sur le banc, en est sorti à l'heure de jeu sous l'ovation du stade, à la place de Coman, volontaire mais brouillon dans ses derniers gestes.

- Musique russe -

La pépite parisienne a manqué ses deux premières passes pour Griezmann, avant de monter en puissance. Mais il perd aussi son duel face au gardien Chernik (75e) et ses inspirations n'ont pas abouti.

"On est en Russie! On est en Russie!", a chanté le Stade de France dans le temps additionnel, avant d'exploser au coup de sifflet final, et de vibrer au son d'une musique russe traditionnelle et d'un clapping en choeur avec les joueurs.

Mais l'équipe de France fera-t-elle partie des favoris, elle qui aura pour mission de faire mieux que son quart de finale du Mondial-2014 ?

Elle aura en novembre "deux gros matches amicaux" (dixit Deschamps) et deux encore en mars pour travailler, avant la phase de préparation pré-Mondial. "On a conscience qu'on doit faire mieux dans le jeu. On a rempli l'objectif et on a du temps pour progresser", a estimé le capitaine Lloris.

Et elle possède pour cela des cadres (Lloris, Varane, Pogba, Matuidi, Griezmann) et une nouvelle génération très prometteuse (Coman, Lemar, Dembélé, Mendy etc.), avec comme fleuron Mbappé, nommé lundi parmi les 30 postulants au Ballon d'Or 2017 à 18 ans seulement.

Mais elle a aussi un penchant pour la roulette russe...

ybl/el/sk