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10/10/2017 03:42 EDT | Actualisé 10/10/2017 04:00 EDT

Complot jihadiste à New York : le suspect philippin dément

Un médecin philippin soupçonné d'avoir viré de l'argent pour financer un projet avorté d'attentats jihadistes à New York dément ces accusations et entend lutter contre son extradition aux Etats-Unis, a déclaré mardi son avocat.

Russel Salic et deux autres personnes ont été inculpés pour leur implication dans ce projet d'attentats qui auraient été perpétrés au nom du groupe Etat islamique pendant le ramadan, le mois du jeûne musulman, de 2016, avaient annoncé vendredi les autorités américaines.

Les Etats-Unis demandent l'extradition de Russel Salic, un chirurgien orthopédiste de 37 ans.

Le médecin n'avait "absolument" aucune connexion avec des groupes ou activités terroristes, a dit à l'AFP Dalomilang Parahiman, son avocat.

Selon le procureur de New York, le médecin philippin est soupçonné d'avoir viré 423 dollars en mai 2016 aux deux autres suspects pour participer au financement du projet d'attaques coordonné via "des applications de messagerie sur internet".

De multiples cibles, dont le métro de New York, Times Square et des salles de concert, avaient été identifiées dans ce complot déjoué par un agent infiltré du FBI.

Les deux autres suspects sont un Canadien de 19 ans nommé Abdulrahman El Bahnasawy, qui a acheté des explosifs, et un Américain habitant au Pakistan, Talha Haroon.

Russel Salic s'est volontairement rendu aux autorités philippines en avril dernier, a poursuivi son avocat, démentant la version de Washington selon laquelle il avait été arrêté.

"Bien sûr, qu'il va contester" son extradition, a souligné l'avocat. "Il est innocent. Ils concoctent des histoires pour relier cette personne (au complot)".

L'agent du FBI a expliqué que plusieurs comptes considérés par les enquêteurs américains comme étant ceux de Russel Salic avaient été placés sous surveillance et que le médecin y avait exprimé son soutien à l'EI et au terrorisme.

Mais Russel Salic affirme qu'il n'avait aucun contrôle à cette époque sur sa présence sur les réseaux sociaux, a ajouté son avocat. "D'après le médecin, son compte a été piraté. Il lui a fallu plusieurs semaines pour récupérer son compte".

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