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10/10/2017 05:15 EDT | Actualisé 10/10/2017 05:40 EDT

Catalogne: l'UE soutient Madrid, selon le ministre espagnol de l'Economie

Le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos a affirmé mardi que le gouvernement espagnol pouvait compter sur l'appui de l'Union européenne face à ce qu'il a qualifié de "rébellion contre l'Etat de droit" en Catalogne.

"Ce n'est pas une question d'indépendance ou pas d'indépendance. C'est une question de rébellion contre l'Etat de droit et l'Etat de droit est la base non seulement du vivre-ensemble en Espagne mais aussi du vivre-ensemble en Europe", a assuré M. de Guindos.

Le ministre espagnol s'exprimait à son arrivée à une réunion au Luxembourg avec ses homologues européens, après un petit déjeuner avec les ministres de sa famille politique (PPE, droite), la plus importante en Europe, auquel ont notamment participé les ministres allemand, autrichien ou finlandais, ainsi que le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis.

"Ce que je peux dire, c'est que tout le monde a soutenu la position du gouvernement espagnol", a déclaré M. de Guindos, qui se dit "sûr" que d'autres familles politiques européennes, comme les "socialistes" ou les "libéraux" appuient également Madrid.

M. de Guindos a affirmé que l'Espagne était soutenue par la Commission et le Conseil européen, ainsi que par "les principaux pays européens", bien qu'ils considèrent que la question catalane relève de la politique intérieure espagnole.

"Je pense qu'ils soutiendront toutes les actions que nous prenons dans le cadre de la Constitution et de la légalité en Espagne", a affirmé M. de Guindos.

La Commission européenne a réitéré mardi sa position lors de son point presse quotidien.

"En vertu de la Constitution espagnole, le scrutin organisé en Catalogne n'était pas légal. Pour nous (...), il s'agit d'une question interne à l'Espagne qui doit être réglée dans le respect de l'ordre constitutionnel de ce pays", a répété un porte-parole.

Interrogé sur la crise en Catalogne, le puissant ministre des Finances allemand, qui s'apprête à quitter ses fonctions, a dit "espérer que chacun allait agir sur la base du droit applicable, de manière à éviter des développements dont personne ne veut".

"Nous souhaitons le meilleur à la Catalogne. Mais nous pensons que la solution est dans la constitution espagnole. En dehors de la constitution espagnole, ce n'est pas une bonne solution", a-t-il developpé.

Le ministre autrichien des Finances, Hans Jörg Schelling, a pour sa part déclaré "espérer que cela ne débouche pas sur une crise de l'euro et de l'UE".

"Je crois que l'Espagne a pris toutes les précautions pour surmonter la crise", a-t-il ajouté, tout en n'excluant pas une médiation de l'UE. "Je crois que chacun est prêt si l'Espagne le demande de participer à une médiation", a-t-il dit.

Le président séparatiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, doit prononcer à 18h00 (16h00 GMT) devant le parlement catalan un discours au cours duquel il devrait évoquer les conséquences du référendum d'autodétermination illégal du 1er octobre.

Il pourrait déclarer unilatéralement l'indépendance de sa région - une des plus riches du pays - comme il menace de le faire, mais aussi décider de temporiser ou faire machine arrière.

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