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10/10/2017 00:14 EDT | Actualisé 10/10/2017 00:20 EDT

Baisse limitée des quotas de pêche de cabillaud en mer Baltique en 2018

Après une nuit de discussions, les ministres de la pêche de l'UE se sont accordés mardi sur une baisse limitée des quotas de cabillaud en mer Baltique pour 2018, et ne se sont pas prononcés sur l'anguille, dont le cas est jugé "critique".

Les Etats membres et la Commission se sont entendus pour maintenir les stocks de cabillaud occidental au même niveau que l'an passé (5.597 tonnes). La baisse des stocks pour le cabillaud oriental a été limitée à 8% (28.388 tonnes), contre -28% proposés par la Commission.

Le commissaire européen à la Pêche Karmenu Vella a reconnu, après 20 heures de réunion à Luxembourg, que des "compromis" ont dû être trouvés pour les stocks de cabillaud, qui ont pris en compte "la dépendance de certaines pêcheries de petite taille (à ces stocks) et leurs spécificités".

L'UE s'est donnée pour objectif de gérer ses stocks de poissons par des plans pluri-annuels et de limites de capture annuelles, réparties entre Etats membres selon des quotas nationaux. Elle se fixe un objectif de rendement maximum durable (RMD), volume de capture qui peut être prélevé sur un stock donné tout en maintenant la taille du stock.

La Commission s'est félicitée de voir les stocks de hareng du golfe de Riga (-7%, 28.999 tonnes) et de cabillaud occidental atteindre les objectifs de RMD.

En revanche, malgré des réductions significatives dans les stocks de hareng de Botnie de 40% (84.599 tonnes) et de hareng occidental de 39% (17.309 tonnes), le résultat final est en deçà de la proposition de la Commission.

Pour le hareng central, les stocks ont été revu en hausse de 20% (229.355 tonnes), contre +25% proposés.

Par ailleurs, aucune décision n'a été prise concernant les stocks d'anguille, après la décision surprise de la Commission de proposer d'interdire totalement la pêche de l'anguille marine en mer Baltique pour sauver un stock "dans un état critique".

"Le Conseil partage cette inquiétude et reviendra sur le sujet en décembre", a assuré le ministre estonien de l'Environnement Siim Kiisler, dont le pays tient la présidence tournante de l'UE.

mla/jhd