NOUVELLES
10/10/2017 01:58 EDT | Actualisé 10/10/2017 02:20 EDT

Allemagne: le syndicat IG Metall réclame 6% de hausse de salaire

Le syndicat allemand IG Metall a réclamé mardi 6% de hausse de salaire dans la métallurgie et la possibilité pour les salariés de réduire leur durée de travail hebdomadaire, en amont des négociations de l'automne.

La direction d'IG Metall a adopté mardi cette double revendication, selon un communiqué, en lever de rideau de ce rendez-vous crucial de l'actualité sociale allemande.

Une hausse de salaires de 6% pour les plus de 3 millions de salariés de la métallurgie, vaste branche qui recouvre l'automobile, l'électronique, les machines-outils ou encore l'électroménager, est justifiée "au regard de la bonne santé économique du secteur", tandis que "toutes les prévisions tablent sur une poursuite de la croissance", a argué Jörg Hofmann, président du syndicat.

L'autre revendication centrale du syndicat porte sur la durée du travail, en réclamant qu'un salarié puisse demander sans avoir à se justifier la réduction de sa durée hebdomadaire du travail à 28 heures pendant une période allant jusqu'à deux ans.

"La flexibilisation des horaires de travail dans les entreprises ne doit pas être un fardeau unilatéral supporté par les employés, eux aussi doivent pouvoir en faire usage", a déclaré Jörg Hofmann.

IG Metall va négocier à partir du 15 novembre prochain avec la fédération des employeurs Gesamtmetall un nouvel accord de branche. L'actuel expire le 31 décembre.

En cas seulement de désaccord persistant d'ici là, IG Metall pourra lancer des grèves d'avertissement partout en Allemagne à compter de janvier 2018.

L'an dernier, IG Metall était parti au front avec une revendication de hausse de salaire de 5% sur 12 mois, avant de se mettre d'accord sur une augmentation de 4,8% les salaires des employés du secteur sur 21 mois.

Lorsqu'il sera trouvé, le prochain accord dans la métallurgie donnera le ton de l'évolution des salaires dans toute l'industrie allemande et ces derniers seront suivis de près chez les partenaires de l'Allemagne, première économie européenne.

L'Allemagne est régulièrement montrée du doigt pour ses excédents commerciaux gigantesques, liée à une compétitivité jugée excessive après une évolution des salaires restée contenue pendant des années. Les salaires ont toutefois fortement crû depuis la crise de 2009, ce qui profite à la demande intérieure allemande, dorénavant principal moteur de l'économie.

jpl/cfe/jhd