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06/10/2017 04:17 EDT | Actualisé 06/10/2017 04:40 EDT

Un membre du gouvernement catalan réclame "un cessez-le-feu" avec Madrid

Le responsable des Entreprises au sein du gouvernement catalan a symboliquement réclamé vendredi "un cessez-le-feu" avec le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy, en appelant son camp à ne pas s'empresser de déclarer unilatéralement l'indépendance de la Catalogne.

Il nous faut "revenir à la sérénité et pour résumer, dire "cessez-le-feu+. Cessez-le-feu cela signifie que dans les prochaines heures et les prochains jours, nous ne prenions pas des décisions qui pourraient être irréparables, telle que la suspension de l'autonomie" de la région, a dit à la radio catalane Rac1 le conseiller Santi Vila, ancien maire de la ville de Figueras, parlant même de "signer une espèce de trêve".

A l'attention de son propre camp indépendantiste, qui envisage une déclaration unilatérale d'indépendance la semaine prochaine, il a appelé à "réfléchir et savoir clairement si la précipitation ne risque pas d'abîmer le rêve et de gâcher un projet (d'indépendance) n'ayant jamais été si proche".

Santi Vila - une des figures les plus modérées de l'exécutif catalan, proche du président régional Carles Puigdemont - a tenu ces propos alors que des doutes surgissent à l'intérieur du mouvement indépendantiste sur la pertinence d'une déclaration unilatérale d'indépendance, sur la seule base d'un référendum d'autodétermination interdit et non reconnu internationalement.

Selon les résultats non définitifs communiqués par le gouvernement régional, le "oui" l'aurait emporté "à 90%" lors du référendum du 1er octobre, déclaré anticonstitutionnel par Madrid.

Seuls 42,3% des 5,3 millions d'électeurs auraient participé à cette consultation boycottée par les partis d'opposition et que les forces de l'ordre sont parvenues à empêcher par endroits.

Le président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, a demandé à comparaître mardi devant le parlement catalan. La Cour constitutionnelle avait suspendu la séance plénière initialement prévue lundi prochain, pendant laquelle M. Puigdemont devait "évaluer les résultats et les effets du référendum" interdit.

"Avant la décision que pourrait adopter le parlement (catalan) sur une déclaration d'indépendance, la priorité doit être de donner une dernière opportunité au dialogue, que les deux parties s'engagent pour un temps à ne pas prendre de nouvelles décisions unilatérales et, pourquoi pas, rechercher la médiation", a également insisté M. Vila dans une tribune publiée par le quotidien catalan Ara.

Carles Puigdemont avait également lancé cette semaine différents appels à une médiation, rejetée par le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy, qui se trouve également poussé par son camp à répondre fermement au défi indépendantiste.

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