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06/10/2017 08:10 EDT | Actualisé 06/10/2017 08:20 EDT

Mondial-2018 - Portugal: fuir le fantôme des barrages

Le Portugal de Cristiano Ronaldo court derrière la Suisse pour arracher sa qualification directe pour le Mondial-2018, et éviter de ranger son costume de champion d'Europe en titre pour enfiler encore une fois sa tenue de barragiste.

A deux journées de la fin de la campagne qualificative pour la Coupe du Monde organisée en Russie, les Helvètes sont leaders du groupe B avec 24 points, une position qu'ils occupent depuis le départ grâce à leur parcours sans faute, dont cette précieuse victoire inaugurale sur des Lusitaniens qui les talonnent au 2e rang, avec 21 points.

Battue à Bâle (2-0) alors qu'elle restait sous l'émotion de son sacre à l'Euro-2016 et privée d'un Ronaldo blessé pendant la finale contre la France, la Selecçao a ensuite enchaîné les succès pour mener la chasse à la Nati.

Malgré ses trois points de retard, le Portugal affiche une différence de buts nettement meilleure et peut donc valider son billet vers la Russie mardi, lorsqu'il recevra la Suisse dans son bouillant stade de la Luz.

Avant ce choc au sommet, "CR7" et compagnie devront disposer samedi de la modeste équipe d'Andorre, 144e nation du classement Fifa battue 6-0 à l'aller, pendant que la Suisse accueillera la Hongrie, 3e de cette poule mais déjà éliminée.

Depuis sa victoire étriquée à Budapest (1-0) début septembre, le Portugal est d'ores et déjà assuré de disputer au moins les barrages, mais la qualification directe reste l'objectif prioritaire d'une équipe emmenée par l'ambitieux Ronaldo.

A 32 ans, l'attaquant vedette du Real Madrid vivrait mal de devoir passer par la case barrages pour aller en Russie défendre son statut de quadruple Ballon d'or, figurant au top 5 de l'histoire des buteurs internationaux avec 78 réalisations en 145 rencontres.

- 'Demi-finale' à Andorre -

Et si la Selecçao a réussi cet exercice par le passé, en éliminant la Bosnie sur la route du Mondial-2010 et de l'Euro-2012, puis en écartant la Suède du Mondial-2014, il n'en reste pas moins périlleux.

Présent à tous les grands tournois internationaux depuis l'Euro-2000, le Portugal, qui occupe actuellement la 3e place du classement Fifa, tomberait de haut s'il ratait la prochaine Coupe du monde, vingt ans après son dernier échec en qualifications pour le Mondial-1998.

Pour écarter ce scénario catastrophe, il lui faut d'abord réussir son déplacement à Andorre, qui ne devrait être qu'une simple formalité mais que les joueurs portugais disent prendre très au sérieux, évoquant même une "demi-finale" précédant la "finale" de mardi.

"D'abord il faut gagner ici à Andorre, et seulement après on pourra penser à la Suisse", a déclaré le milieu Danilo Pereira, vendredi au micro de la télévision publique portugaise RTP, en reprenant le message répété par ses coéquipiers ces derniers jours.

"Le Portugal est favori, c'est évident. Mais ce ne sera pas facile de battre une équipe qui, à domicile, n'a pris que trois buts en quatre matches", a souligné le sélectionneur Fernando Santos.

La presse lusitanienne s'inquiétait aussi du fait que la rencontre sera disputée sur une pelouse synthétique, peu propice au jeu technique de ses footballeurs, et que six d'entre eux, dont Ronaldo, risquent une suspension en cas d'avertissement dans la principauté des Pyrénées.

Le capitaine portugais, auteur de deux buts par match, soit 14 réalisations sur les 28 que compte son équipe, sera certainement de la partie. Après s'être entraîné à part mercredi pour ménager ses efforts, il a rejoint ses coéquipiers dès la séance du lendemain.

tsc/syd