NOUVELLES
06/10/2017 08:54 EDT | Actualisé 06/10/2017 12:42 EDT

Grève à l'usine CAMI de GM: Les deux parties seraient loin d'une entente

INGERSOLL, Ont. — Le syndicat représentant environ 2500 travailleurs en grève à l'usine CAMI de GM à Ingersoll, en Ontario, affirme que les deux parties sont encore très éloignées l'une de l'autre en ce qui a trait à la sécurité d'emploi et à certaines questions économiques.

Les membres de la section locale 88 d'Unifor ont entamé leur grève le 17 septembre, alors que leurs négociateurs tentaient de convaincre le constructeur automobile de désigner l'installation ontarienne comme le principal producteur du véhicule utilitaire sport Equinox, qui est aussi construit dans deux usines mexicaines.

Le syndicat a indiqué qu'il avait rencontré la direction de General Motors tous les jours depuis le 27 septembre et qu'ils avaient «beaucoup travaillé sur le libellé du contrat», mais qu'il attendait toujours une réponse du constructeur sur les questions en suspens.

Les deux parties se sont entendues pour suspendre les négociations pendant le long week-end et se retrouver mardi. Elles seront cependant prêtes à recommencer à discuter «au pied levé» si jamais GM répondait plus tôt.

Dimanche dernier, le président du syndicat Unifor, Jerry Dias, a rejeté la plus récente offre de l'entreprise en la qualifiant de «superficielle». Selon lui, la proposition permettait au constructeur automobile de transférer ses ressources à l'extérieur de l'installation d'Ingersoll.

Il a affirmé que le syndicat n'appuierait aucune entente à moins d'avoir bon espoir que d'autres emplois ne seront pas transférés dans les usines mexicaines.

M. Dias a précisé que la production de l'usine d'Ingersoll était de 400 000 véhicules avant le début de la grève, mais qu'elle a diminué à 190 000 véhicules depuis.