NOUVELLES
06/10/2017 05:11 EDT | Actualisé 06/10/2017 05:20 EDT

Espagne : décret pour faciliter le changement de siège social des entreprises catalanes

Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi avoir adopté un décret simplifiant la procédure de changement de siège social des entreprises, qui aura pour effet de faciliter la tâche aux firmes catalanes souhaitant quitter leur région en pleine crise.

"Les politiques irresponsables" de l'exécutif catalan - qui menace de proclamer unilatéralement l'indépendance - "provoquent des alarmes, des inquiétudes, c'est le pire qui puisse arriver dans le monde de l'entreprise", a déclaré à la presse le ministre de l'Economie Luis de Guindos à la sortie du Conseil des ministres.

Le décret répond à "la demande d'importants secteurs économiques devant les difficultés provoquées dans la conduite normale de leur activité sur une partie du territoire national", selon un communiqué du ministère de l'Economie.

Les entreprises qui devaient jusque-là réunir tous leurs actionnaires en assemblée générale pour valider un changement de siège social pourront désormais se contenter d'une réunion de leur conseil d'administration.

CaixaBank, première banque catalane et troisième au niveau national, entre exactement dans ce cas de figure. Elle devait réunir vendredi après-midi son conseil d'administration.

Jeudi, la deuxième banque catalane, Banco de Sabadell, a décidé de transférer son siège social hors de Catalogne à Alicante (sud-est) et d'autres entreprises pourraient lui emboîter le pas, selon la presse espagnole.

La tension restait forte vendredi entre Madrid et Barcelone, même si quelques gestes d'apaisement sont apparus. Le président catalan Carles Puigdemont a ainsi reporté son intervention devant le Parlement régional, initialement prévue pour lundi, au cours de laquelle était envisagée une déclaration d'indépendance.

Dans l'autre camp, le préfet de Catalogne, principal représentant de l'Etat dans la région, puis le porte-parole du gouvernement Inigo Mendez de Vigo ont pour la première fois "présenté des excuses" ou "regretté" les violences policières au moment du référendum d'autodétermination interdit de dimanche.

emi/mck/bds