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05/10/2017 18:07 EDT | Actualisé 05/10/2017 18:20 EDT

New York: à l'origine de la statue de petite fille, State Street épinglé pour discrimination

La société de conseils financiers State Street, qui est à l'origine de l'installation de la désormais fameuse statue de petite fille à Wall Street, a été épinglée par le ministère américain du Travail pour discrimination envers des dirigeantes femmes

Dans le cadre d'un accord, State Street s'est engagé à verser 5 millions de dollars aux employés concernés, selon un document publié jeudi, qui ne vaut pas admission des faits par la société.

La transaction a été conclue avec l'office en charge de la conformité (OFCCP), qui a autorité pour auditer tout prestataire de l'Etat, ce qui est le cas de State Street, selon le document consulté par l'AFP.

L'office affirme que depuis 2010 au moins, date des plus anciens documents examinés, la rémunération totale des vice-présidentes, vice-présidentes senior et directrices opérationnelles était inférieure à celles de leurs collègues masculins occupant des fonctions équivalentes.

Même en prenant en compte des facteurs susceptibles d'expliquer légitimement des différences, les écarts restaient "significatifs", selon le document publié jeudi.

L'office a également constaté des disparités injustifiables entre des vice-présidents noirs et blancs.

Au total, 305 femmes et 15 vice-présidents noirs sont concernés par ces discriminations, selon le même document.

Outre l'enveloppe compensatoire de 5 millions de dollars, State Street s'engage à remédier aux écarts de salaires qui subsistent entre hommes et femmes à profil et poste équivalent.

"Bien que nous soyons en désaccord avec l'analyse de l'OFCCP et ses conclusions, nous avons pleinement coopéré avec eux et décidé de trouver une issue à ce sujet vieux de six ans", a indiqué State Street dans une déclaration transmise à l'AFP.

"State Street est déterminé à respecter l'égalité de rémunération (à compétences et postes équivalents) et évalue (actuellement) ses méthodes pour être certain que le salaire, l'embauche et les programmes de promotion ne sont pas discriminatoires", a ajouté la société de gestion.

State Street avait fait parler de lui début mars en faisant installer une statue de petite fille face à celle du célèbre taureau de Wall Street, à New York.

Le groupe voulait ainsi marquer le lancement d'une campagne pour inciter les sociétés dans lesquelles il investit à augmenter le nombre de femmes dans leurs conseils d'administration.

L'image de la statue a rapidement fait le tour du monde et est devenue un symbole de l'affirmation des droits des femmes.

Le maire de New York, Bill de Blasio, a décidé qu'elle resterait en place non pas une semaine, comme prévu initialement, mais un an, jusqu'en mars 2018.

tu/sf